Ebéniste-plasticien, né à Besançon en 1964, Christophe Roussel est un amoureux du voyage et de l’art. Guidé par la nature et les relations humaines, il crée des œuvres uniques depuis maintenant près de 40 ans. Après plusieurs années à voyager dans le Pacifique et en Orient, il est revenu dans sa ville natale, Besançon, pour y ouvrir son atelier d’art, il y a maintenant 8 ans.
Une envie de découverte
À l’origine ébéniste et travailleur en restauration hôtelière, Christophe Roussel s’est envolé dans sa jeunesse pour la Nouvelle-Calédonie avec l’envie de voyager. “J’avais 24 ans quand je suis parti, c’était la première fois que je prenais l’avion. À l’époque, il y avait 33h de vol”, explique l’artiste.
Nouvellement arrivé, Christophe Roussel pratiquait la plongée sous-marine mais une chose le dérangeait : “je n’arrivais pas à faire des photos qui représentaient l’émotion que je vivais sous l’eau”. C’est l’élément déclencheur : l’artiste réalise de nombreux tableaux inspirés des fonds marins de la Nouvelle-Calédonie, un moyen de retranscrire des émotions et des expériences qui valent plus que des mots : “Quand on est sous l’eau, c’est inexplicable”, affirme t-il.
Le 19 octobre 1989, l’artiste réalise sa première exposition de peinture à Nouméa et se retrouve, dès le lendemain, surpris par l’accueil des médias.

Une carrière lancée
Très vite, les galeries l’ont contacté, lui permettant notamment d’exposer au Salon des artistes indépendants, au Grand Palais à Paris, durant lequel il remporta un prix pour l’œuvre "Naissance du rêve", qu’il expose aujourd’hui dans sa galerie.
Depuis, Christophe Roussel participe tous les deux ans à une grande exposition. Il a précédemment eu l’occasion d’exposer à l’espace Pierre Cardin à Paris en 2009, puis dans plusieurs villes de France, avant d’exposer à Salins-les-Bains l’année dernière.
De retour en France, deux ans et demi après son arrivée en Nouvelle-Calédonie, Christophe Roussel eut l'envie d’ouvrir un atelier d’art qui rassemblait toutes ses créations. C’est alors qu’il ouvrit, pendant plus de 15 ans, son atelier-boutique à Marseille. Dans ce lieu, tableaux, sculptures, restauration d’objets anciens, cours et expositions s’y déroulaient. De ces années dans la cité phocéenne, l’artiste n’en garde que de bons souvenirs : “dès l’instant où l’on a une vitrine, c’est un appel à la rencontre, c’était magique [...] j’ai adoré cette ville.”
Une exposition unique
Depuis 12 ans maintenant, Christophe Roussel est revenu vivre à Besançon, où il a ouvert sa galerie d’art il y a près de huit ans : “J’y ai réuni tout ce que je sais faire, c'est-à-dire la restauration d’objets anciens, la restauration de cadres, mes peintures, mes cours, voilà, c’est un univers”, puis il ajoute : “Quand les gens rentrent dans l’atelier, ils sont un peu perdus, donc je les laisse regarder, puis après, on commence à discuter”.
À l’approche de ses 40 ans de peinture, l’artiste expose, jusqu’à fin juillet, une œuvre qui ne l’avait que très rarement été auparavant et pour laquelle il a gagné un prix en 1992. En effet, de retour de Nouvelle-Calédonie, il décide de participer au Salon des artistes indépendants du Grand Palais à Paris, comme évoqué précédemment, durant lequel il obtient un prix attribué par la Fédération nationale de la culture française. “À l'époque, je ne connaissais pas les couleurs primaires et je peignais à l’intuition. Ce qui est drôle, c’est que mon premier prix de peinture à Paris c’était pour l’harmonie des formes et des couleurs.”
Le tableau prisé, intitulé “Naissance du rêve” (162x130), inspiré par son voyage en Nouvelle-Calédonie, a uniquement été exposé en Franche-Comté, puisqu’il est difficilement transportable de par sa taille. Transformant son atelier en galerie de juin à juillet, l’artiste s’est motivé à enlever la toile du châssis pour permettre son exposition dans sa boutique. L'œuvre représente les couleurs du Pacifique, ses mouvements, ses coraux et ses algues. Les couleurs ne sont pas réalistes mais retranscrivent la vision de Christophe Roussel.
Le tableau est à retrouver jusqu’à fin juillet à la galerie de Christophe Roussel, au 107 rue Battant à Besançon.

Le besoin de créer
“La peinture m’est vraiment tombée dessus par hasard, je ne m’y attendais pas du tout”, reconnaît aujourd’hui l’artiste. Mais si la Fédération nationale de la culture française classe Christophe Roussel comme un surréaliste figuratif, l’artiste explique n’accorder aucune importance à ces termes. Capable de créer des peintures aussi bien abstraites que hyperréalistes, il explique être davantage réceptif à l’art abstrait, tout comme ceux qui sont sensibles à son art.
Pour lui, “la peinture est un message de l’intérieur qui vient du cœur”, il a besoin de créer et fonctionne avec son intuition en s'inspirant quotidiennement des énergies que lui procurent la nature et les relations humaines.
Infos +
- 107 rue Battant, 25000 Besançon
- Atelier ouvert du mercredi au samedi, de 10h h à 12 h et de 14h a 18h
- Exposition de juin à fin juillet 2026


