Le montant global de la vente intitulée "Autographes et manuscrits - Plumes de l'histoire" s'est élevé à environ 50.000 euros, a indiqué le commissaire-priseur Jean-Paul Renoud-Grappin. La vente, composée de nombreuses pièces en lien avec la Franche-Comté et de correspondances de personnages de renom, provenait principalement de la collection privée d’un passionné décédé il y a une dizaine d'années.
La lettre de Napoléon adjugée à 4.300 €
Parmi ces documents, intimes ou sérieux selon leur destinataire, une "note autographe" de quelques mots en français et en anglais de Napoléon Bonaparte, alors qu'il était en exil, a emporté la plus haute enchère, à 4.300 euros.
"Qui imagine Napoléon parler anglais ?", s'est amusé le commissaire-priseur, au sujet de ce "billet improbable", alors qu'une bataille s'engageait entre acheteurs de France et d'Australie, faisant s'affoler les enchères. "L'Empire est toujours surprenant car il y a des admirateurs de Napoléon dans le monde entier", a constaté le commissaire-priseur, alors qu'un acheteur australien a eu le dernier mot.
Une lettre signée de François Ier à Angoulême en 1542, une lettre de Victor Hugo à sa marraine, enterrée à Besançon, des courriers de Madame de Maintenon, l'épouse cachée de Louis XIV, ou encore une partition écrite par le compositeur hongrois Liszt lors d'un voyage à Besançon en 1845, ont également trouvé preneurs.
Certains témoignages sont "assez émouvants", estime la clerc de commissaire-priseur Solène Renoud-Grappin. Elle cite ainsi une lettre de Madame Campan, femme de chambre et confidente
de Marie-Antoinette, qui rapporte ce que la future reine guillotinée lui a raconté: "ma fille a fait un cauchemar où elle rêvait que je me faisais assassiner dans ma chambre".
(AFP)


