Projet régional de santé : l’ARS prescrit "une saignée pour la Bourgogne-Franche-Comté" selon le FN

Publié le 11/04/2018 - 11:47
Mis à jour le 16/04/2019 - 14:37

Après la région Bourgogne-Franche-Comté, les conseils départementaux de Côte-d’Or, de l’Yonne ou encore de la Nièvre, c’est au tour du Groupe Front national Bourgogne-Franche-Comté de s’opposer au projet régional de santé (PRS) de l’Agence régionale de Santé (ARS). Le Groupe affirme, ce 10 avril 2018, que ce projet est une « saignée pour la Bourgogne-Franche-Comté ».

"Comme c’était prévisible, le débat sur le projet régional de santé (PRS) n’a pas eu lieu au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ce mardi 10 avril. En effet, le directeur général de l’Agence régionale de santé, Pierre Pribile, s’est contenté de présenter les objectifs d’un projet déjà ficelé et de faire semblant d’écouter les inquiétudes légitimes et les vives critiques des élus régionaux", explique le Groupe Front national BFC.

"Une vaste entreprise de démolition de l'offre de soin"

La discussion est "inutile pour l’intouchable représentant de la technocratie macroniste qui a déjà programmé la fermeture de services hospitaliers et d’hôpitaux de proximité à Tonnerre, Clamecy, Cosne-sur-Loire, Châtillon-sur-Seine, Gray, Saint-Claude, Montbard... ", affirme le Groupe qui poursuit : "Pierre Pribile n’entend pas enlever une virgule à ce PRS qui n’est autre qu’un gigantesque plan social et une vaste entreprise de démolition de l’offre de soin dans la région".

Une "suppression des services les uns après les autres"

"Devant les représentants des collectifs des urgences présents dans l’hémicycle, les élus du groupe FN-BFC ont relayé la voix des habitants de la ruralité victimes de cette politique d’austérité. Ils ont dénoncé le processus de démantèlement systématiquement mis en œuvre par l’ARS avec la suppression des services les uns après les autres pour justifier la fermeture d’un hôpital en perte d’activité", souligne le Groupe.

"Une marchandisation de la santé"

Les élus du groupe Front national de Bourgogne-Franche-Comté dénoncent "la marchandisation de la santé" qui conduit à "privilégier les actes rentables, les patients rentables et les territoires rentables".

Ils réclament notamment l’ouverture d’un débat sur la libre installation des médecins et une "juste répartition" sur le territoire national : "Marine Le Pen avait proposé lors de la campagne présidentielle un stage d’internat obligatoire de six mois en zone rurale afin de favoriser l’installation des futurs médecins à la campagne".

Afin de sensibiliser et fédérer l’ensemble des acteurs (habitants, élus, professionnels de santé), le groupe FN-BFC lance une campagne visuelle illustrant "les conséquences désastreuses de la gestion comptable et inhumaine de l’ARS", est-il précisé. .

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