"Cette année pour lui c'est de l'expérience qu'il prend, et même s'il fait un top 5, il ne faut pas être déçu, ou un podium, et je pense qu'il a les jambes pour faire un podium", a souligné l'ancien coureur de l'équipe FDJ. Pinot, troisième de la Grande Boucle en 2014 et proche d'une victoire finale en 2019 avant d'abandonner, est venu en voisin au départ de la 13e étape reliant Dole, dans le Jura, à Belfort, avec un passage dans sa commune de Mélisey à l'occasion du sprint intermédiaire.
"Ce sera une expérience pour l'an prochain et pour les années à venir", a indiqué le Vosgien au sujet de Seixas, cinquième du général. "Je n'ai pas trop de conseils à donner, même lui je pense qu'il est plus préparé que moi à l'époque, maintenant il y a beaucoup de staff autour de lui", a poursuivi Pinot, qui a également connu la pression liée à son potentiel en début de carrière.
"Déjà ce qu'il fait à son âge, je pense que Pogacar ne le faisait peut-être pas aussi, (...) c'est exceptionnel ce qu'il fait", salue le vainqueur du Tour de Lombardie 2018.
"Le laisser tranquille, c'est facile à dire, mais quand on a un phénomène comme ça, surtout français, devant nous, c'est facile de s'extasier devant lui", concède Pinot. Le grimpeur, chouchou du public français une décennie durant, vit désormais à l'écart du monde du vélo : "Ma nouvelle vie, elle est assez simple, je m'occupe de ma ferme toute la journée, je suis au milieu de mes bêtes, à la campagne au calme on va dire, c'est une vie qui me va bien."
(AFP)


