Une profession "précaire et dévalorisée" : les syndicats alertent sur la situation des AESH

Publié le 16/12/2025 - 11:23
Mis à jour le 16/12/2025 - 11:11

Les syndicats FSU-SNUIPP et SNES-FSU, majoritaires dans le premier et le second degré, ont adressé un courrier au préfet du Territoire de Belfort pour alerter sur la situation des accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap (AESH) dans le département.

 © Élodie R.
© Élodie R.

”Chaque jour, nos organisations syndicales constatent sur le terrain de nouvelles problématiques qui concernent les AESH, qu’elles relèvent de leur contrat, de leur temps de travail, de leur rémunération ou de leurs droits”, indiquent les syndicats, dénonçant le ”silence de leur administration et [l’]absence de considération et [le] mépris de l’institution”.

En finir avec la "maltraitance" institutionnelle

Les syndicats rappellent que les AESH exercent ”un vrai métier, une mission de service public essentielle : accompagner les élèves en situation de handicap, métier nécessitant des compétences spécifiques”.

Selon eux, la demande augmente, obligeant l’administration à ”mutualiser les heures” pour assurer un accompagnement. Au niveau national, la FSU évoque un ”scandale annoncé de plus de 45.000 élèves en situation de handicap sans accompagnement depuis la rentrée 2025” et seulement ”1.200 recrutements d’accompagnant·es” prévus.

Les syndicats critiquent également certains dispositifs mis en place depuis 2019, comme les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) et les pôles d’appui à la scolarité (PAS), qualifiés de ”dispositifs maltraitants pour les élèves et les personnel.le.s”.

Une profession précaire et dévalorisée

Les AESH représentent la deuxième catégorie professionnelle en termes d’effectifs dans l’Éducation nationale, avec 140.000 salariés. Pourtant, les syndicats dénoncent que ces agent(e)s sont ”les salarié·es pauvres du ministère puisqu'on leur impose des temps partiels”. Le salaire moyen mensuel, selon le rapport social du ministère, est de 900 €, soit inférieur au seuil de pauvreté fixé par l’INSEE.

Cette profession est majoritairement féminine, ”à plus de 90 %”, ce qui, selon les syndicats, contribue à la dévalorisation du métier. Les compétences requises sont ”minimisées, considérées comme des qualités ‘naturelles’ plutôt que comme de véritables expertises professionnelles”.

Un statut réclamé pour les AESH

Le mardi 16 décembre 2025, le comité social d’administration ministériel de l’éducation nationale (CSAMEN) débattra du budget de la prochaine rentrée scolaire, notamment des salaires des AESH. Les syndicats souhaitent que cette réunion permette une ”prise de conscience collective” et mettent en avant plusieurs revendications :

  • Création d’un statut de la fonction publique de catégorie B
  • Augmentation réelle et significative des rémunérations
  • Possibilité de travailler à temps complet (24 heures par élève)
  • Abandon des dispositifs PIAL et PAS et de la mutualisation des moyens
  • Embauche massive de personnels AESH
  • Formation initiale et continue reconnue pour ce métier
  • Fin des contrats précaires et titularisation des personnels

Selon les syndicats, ces mesures seraient ”essentielles dans la construction d'une école inclusive respectueuse des personnel.le.s et des élèves”, 20 ans après la loi sur le handicap.

Education

Baisse d’horaires dans un lycée professionnel de Baume-les-Dames : la CGT dépose un préavis de grève

Le syndicat CGT du Doubs a publié, le 10 mars 2026, un communiqué de presse dénonçant une baisse des moyens horaires dans le lycée professionnel Jouffroy d'Abbans situé à Baume-les-Dames. Selon l’organisation syndicale, cette réduction représenterait ”une baisse horaire de 28 heures par semaine” à la rentrée scolaire 2026.

Un concours de robotique scolaire réunira plus de 1.000 collégiens à Besançon

L’association Cybertech Comtois organisera la prochaine édition de son concours de robotique scolaire le mardi 2 juin 2026 au Palais des sports de Besançon. L’événement est organisé en partenariat avec l’Université de Franche-Comté et plusieurs acteurs du monde scientifique et industriel. Cette journée pédagogique réunira plus de 1.100 collégiens de la région Bourgogne-Franche-Comté autour de la robotique, des sciences et de la technologie.

Des lycéens dijonnais finalistes du concours national Science Factor

Le 18 mars 2026 se tiendra la remise des récompenses de la 15ème édition de Science Factor, une compétition nationale qui promeut la science pour les lycéens, notamment chez les filles. Cette année, une équipe scolarisée au Lycée Gustave Eiffel de Dijon est en lice avec une invention pas comme les autres : un kit de biathlon sécurisé. 

“Agir pour la vie étudiante” : la Région Bourgogne-Franche-Comté lance un appel à projets

La consultation des étudiantes et des étudiants de Bourgogne-Franche-Comté lors de l’élaboration du schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a fait émerger le besoin de renouveler les dispositifs d’aides à la vie étudiante proposés par la Région Bourgogne-Franche-Comté. C’est pourquoi la Région ouvre un appel à projets à partir du 20 mars 2026.

Carton plein pour le colloque sur le bien-être organisé par l’Université Marie et Louis Pasteur

Le 25 février 2026, l’UFR Sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion (SJEPG) de l’Université Marie et Louis Pasteur a accueilli un colloque inédit intitulé "Bien-être. Approche pluridisciplinaire". La journée scientifique a réuni une trentaine d’intervenants autour du bien-être, dont des sportifs de haut niveau.

Dans le Doubs, 12 élèves de CP participent au prix “Coup de Pouce Gulli des Premières Lectures”…

Coup de pouce se déroule dans le cadre de ses programmes périscolaires de Lecture-Ecriture en CP et de Livres en CP/CE1. L’association met en place 1.240 clubs Lecture-Ecriture et Livres dans 228 villes de France métropolitaine et outre-mer, en complémentarité de l’Education nationale.12 élèves de CP issus des trois clubs de lecture-écriture (un club à Bethoncourt et deux à Valentigney), travaillent depuis le 23 dévier 2026 sur le prix…

Le savoir-faire laitier franc-comtois s’invite dans les restaurants de l’Assemblée nationale

Deux étudiants de l'École Nationale de l’Innovation, des Laboratoires, de l’Eau et de l’Alimentation de Besançon-Mamirolle (ENILEA) ont été reçu à l'Assemblée nationale, le 25 février dernier. Cette invitation fait suite à la mise à l'honneur par les restaurants de l'Assemblée nationale des produits laitiers fabriqués par les étudiants du campus de Besançon-Mamirolle. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.13
ciel dégagé
le 19/03 à 21h00
Vent
2.43 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
75 %