Vesoul: 5 ans de prison dont 4 avec sursis pour le meurtre d'un délinquant

Publié le 08/04/2011 - 19:02
Mis à jour le 08/04/2011 - 19:02

Un électricien jugé pour le meurtre d’un délinquant en 2008 près de Vesoul, a été condamné à cinq ans de prison dont quatre avec sursis, par la cour d’assises de la Haute-Saône au terme d’un procès pendant lequel tout un village a soutenu le meurtrier.

Charles Beau, père de famille de 38 ans, a été reconnu coupable de violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, il avait poignardé mortellement Frédéric Badet, connu pour ses multiples délits et infractions mineures dans le village de Vezet.

La victime, un homme de 35 ans déficient mental, handicapé à 80%, était issue d'une famille de gens du voyage sédentarisée. Il avait été surpris à la sortie d'une cabane qu'il aurait cambriolée.

Les jurés ont disqualifié l'accusation initiale d'homicide volontaire, comme demandé par la défense et le ministère public qui avait requis six à huit ans de réclusion criminelle.
L'accusé reconnaît les faits et affirme ne "pas avoir eu l'intention de tuer", même s'il a porté délibérément deux coups de couteau alors que sa victime "cherchait à fuir", avait estimé l'avocate générale Nathalie Perrin.
"A aucun moment mon client ne s'est autoproclamé justicier de Vezet ayant décidé de débarrasser le village de Frédéric Badet", a plaidé l'avocat de l'accusé, Me Jérôme Pichoff. Il a rappelé que "la loi prévoit qu'en cas de délit flagrant toute personne a qualité pour interpeller l'individu auteur de l'infraction".
Les jurés ont également pris en compte la personnalité de Charles Beau décrit comme un "bon père de famille, travailleur, non violent et sans histoires".
"Je suis très déçue du verdict, j'ai perdu un fils, on ne le reverra jamais. M. Beau, au moins, pourra revoir sa fille", a déclaré à l'issue du procès Jacqueline Badet, la mère de la victime.
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Procès Péchier : des “failles” évocatrices d’un tueur en série selon un enquêteur

"Manipulateur" et "menteur pathologique", Frédéric Péchier a agi pour combler des "failles personnelles" qui évoquent le profil d'un "tueur en série", a affirmé vendredi 28 novembre 2025 devant la cour d'assises du Doubs un enquêteur chargé d'éclairer la personnalité de l'ex-anesthésiste, accusé de 30 empoisonnements, dont 12 mortels.

Interrogé une dernière fois sur les faits, Frédéric Péchier maintient être innocent

"Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l'empoisonneur": inébranlable depuis près de trois mois de procès, l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier a une énième fois clamé son innocence, jeudi 27 novembre 2025 à Besançon, lors de son dernier interrogatoire sur les faits.

Procès Péchier : “je regrette de ne pas avoir pu protéger mon patient de la folie d’un homme” (Loubna Assila)

VIDÉO • La cour d’assises du Doubs a abordé ce mercredi 26 novembre 2025 les deux derniers décès du dossier Péchier actuellement jugé pour 30 faits d’empoisonnements dont 12 mortels entre 2008 et 2017. L’anesthésiste Loubna Assila qui avait refusé l’entrée de son bloc à Frédéric Péchier lors de l’arrêt cardiaque d’une des deux victimes, a livré un témoignage poignant et accablant l’ex-anesthésiste ce mercredi devant la cour. 

Procès Péchier : un enfant empoisonné pour “régler des comptes”, selon son père

L'empoisonneur "s'est servi de notre petit garçon pour régler des comptes", a regretté lundi 24 novembre 2025 devant la cour d'assises du Doubs le père de Tedy, victime à quatre ans d'un arrêt cardiaque suspect, l'un des trente empoisonnements imputé à l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier.

Au procès Péchier, l’arrêt cardiaque de Tedy, 4 ans, opéré des amygdales

C'est la plus jeune des 30 victimes attribuées par l'accusation à l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier: la cour d'assises du Doubs a commencé jeudi 20 novembre 2025 à se pencher sur le cas de Tedy, 4 ans, qui a subi un arrêt cardiaque en 2016 lors d'une banale opération des amygdales. L'enfant a survécu après deux jours de coma et cinq jours en réanimation.

Statue de Jenny d’Héricourt à Besançon : le procureur de la République ouvre une enquête

Le Mouvement Franche-Comté a annoncé le 18 novembre 2025 par voie de communiqué, que le procureur de la République a décidé d’ouvrir une enquête à la suite d’une plainte déposée pour des faits de favoritisme concernant la statue de Jenny d’Héricourt installée place de la Révolution à Besançon depuis le 5 mars dernier.

Affaire Fousseret-Cordier : Anne Vignot se joint à la demande d’appel du parquet

Le 5 novembre dernier, le tribunal correctionnel avait prononcé la relaxe de l’ancien maire Jean-Louis Fousseret et Alexandra Cordier pour prises illégales d’intérêt et détournement de fonds publics. Le parquet avait aussitôt déposé une demande d’appel du jugement le 7 novembre 2025. Représentée par Anne Vignot, la Ville de Besançon a suivi le parquet dans la demande d’appel. 

“Absence systématique” : Péchier mis en cause pour son désengagement lors des réunions sur les cas suspects

"L'absence systématique" de Frédéric Péchier aux réunions organisées pour discuter des arrêts cardiaques suspects dans une clinique de Besançon où il travaillait était vendredi 14 novembre 2025 l'objet du douzième interrogatoire de l'accusé, jugé pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, par la cour d'assises du Doubs.

Procès Péchier : l’accusé conteste le récit d’une patiente

"Elle a pu se tromper" : le Dr Frédéric Péchier, jugé à Besançon pour avoir empoisonné 30 patients dont 12 sont morts, a fermement contesté lundi 10 noveùbre 2025 devant la cour le récit d'une patiente victime en 2015 d'un arrêt cardiaque au bloc, et qui a raconté qu'il était venu à son chevet juste avant son anesthésie.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.71
couvert
le 29/11 à 15h00
Vent
1.23 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
93 %