C’est une journée particulière qui attendait Besançon ce samedi. Les commerçants, eux, se situaient entre incertitudes et inquiétudes concernant l’ouverture de leurs boutiques. Si certains ont fait le choix de baisser le rideau, d’autres, ont tenus à rester ouverts.
À midi, la rue de la préfecture était condamnée par un cordon de sécurité, des barricades de police avait été installées au niveau de la préfecture. Un important dispositif des forces de l’ordre a également été déployé dans le reste du centre-ville de Besançon, mais aussi aux entrées de ville. Des contrôles de véhicules et d’identité ont également été mis en place.
Dès 14h00, les manifestants ont préféré répondre à l’appel du PCF et se rendre au rassemblement prévu et déclaré aux Glacis à Besançon.

À même heure, 10 fourgons de la gendarmerie étaient présents ainsi que dans plusieurs secteurs du centre-ville.
Aline Chassagne, militante au Parti communiste français de Besançon, a répondu à notre journaliste sur place. Elle a expliqué que l’idée de cette mobilisation était de "défendre le droit à la manifestation" : "c’est un droit fondamental dans notre société, de pouvoir, dès lors qu'on le déclare. Exprimer collectivement des revendications, ça fait partie de luttes précédentes qui ont permis d'obtenir ces droits", a-t-elle indiqué en précisant vouloir continuer à les défendre et "ne pas vouloir baisser les bras".
Une mobilisation déclarée aux Glacis
Aussi, la militante du PFC explique avoir voulu déclarer cette mobilisation afin d’amener un cadre sécurisé avec un lieu de rassemblement qui est fixe. "Il s’agit de permettre aux gens de se mobiliser pour ceux qui auraient hésité à aller dans d'autres points annoncés et de pouvoir le faire de manière plus tranquille".

Le PFC indique également avoir pensé aux familles : "La plupart des gens viennent vraiment avec des idées pacifiques, et de rassemblement et dans un élan constructif sincère. On a besoin de ces moments fraternels où l’on sait que l’on n'est pas seul", a souligné Aline Chassagne en s’enthousiasmant du nombre de personnes présentes sur place.
Et concernant les revendications ?
Si la militante affirme avoir axé la mobilisation sur le droit à manifester, elle indique ne pas oublier la lutte des lycéens et des lycéennes, mais aussi celle des étudiants. "Plus récemment, on voit aussi qu'au niveau des intérêts et de la défense du service public, les choses bougent avec cette date du 5 novembre qui nous est annoncée. En période de congé, les gens se démobilisent parfois et on peut se dire que les choses se tassent. Maintenant, les choses ne sont pas en train de se calmer. On est là collectivement et de manière fraternelle. Nous sommes contre la casse des services publics. On veut qu'il y ait plus d'argent pour l'école et moins d'argent pour la guerre", réaffirme Aline Chassagne.
Et d’ajouter : "Je pense que notre jeunesse a bien compris que l'horizon se refermait. On n'a pas à leur faire porter ça. On n'a pas à les faire culpabiliser. Et si notre jeunesse va mal, c'est aussi par rapport à ça. Donc, on doit pouvoir leur permettre de voir l'avenir dignement, de se projeter dans du travail, un travail qui les rémunère dignement, et c'est aussi pour ça qu'on est à leur côté", conclut-elle.
Sur place aux Glacis, l’ambiance est familiale et bonne enfant, même si les manifestants expriment leur colère au micro du PCF. Un mégaphone a été confisqué par les forces de l’ordre.
Un cortège qui se déplace
A l'exception du PFC, le cortège a commencé à se déplacer vers 15h30 en direction de la rue de Dole. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène au niveau du numéro 60 de la rue de Dole. Une personne a été interpellée.

Propos recueillis sur place par Alexane Alfaro.
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Pour rappel, une journée de mobilisation sur l’appel de l’intersyndicale est attendue le 5 novembre 2026.


