À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

Publié le 20/10/2026 - 10:45
Mis à jour le 20/10/2026 - 10:45

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

 © À gauche citoyens / Facebook
© À gauche citoyens / Facebook

Dans son communiqué, l’association À Gauche Citoyens ! distingue les revendications exprimées lors de la mobilisation des incidents survenus en marge du rassemblement. Elle dénonce des ”comportements inadmissibles” qui, selon elle, ”desservent le mouvement non violent et viennent masquer les revendications légitimes”. L’association rappelle que 10 000 personnes ont défilé dans le calme à Besançon, selon les chiffres avancés dans son texte. À l’échelle nationale, elle estime la participation entre 550 000 et 800 000 personnes.

Si elle condamne les violences et les dégradations, À Gauche Citoyens ! attribue la responsabilité du climat social au président de la République et à la politique menée par ses gouvernements successifs depuis près de dix ans. Elle juge que ”tenter aujourd'hui d'étouffer la contestation sociale par le mépris, la répression et le discrédit est irresponsable et dangereux”.

Salaires, éducation et services publics au cœur des revendications

L’association met en avant plusieurs préoccupations sociales et économiques. Elle cite notamment la pauvreté, qu’elle associe à un taux de 15,4 % de la population, soit environ 9,8 millions de personnes. Elle pointe également la dégradation des conditions d’études et de vie des lycéens et des étudiants, ainsi que le manque de moyens des services publics, notamment dans l’éducation, les hôpitaux, la justice et la culture.

Pour l’association, la réponse gouvernementale ne peut se limiter au maintien de l’ordre. ”La seule réponse du gouvernement ne peut pas être qu'ordre et brutalité”, affirme-t-elle dans son communiqué.

À Gauche Citoyens ! appelle ainsi à des mesures portant sur les conditions d’enseignement, les rémunérations et l’égalité professionnelle. Parmi ses revendications figurent ”l'augmentation significative des salaires” et ”l'égalité salariale entre les femmes et les hommes”. Le texte défend également des services publics accessibles et de qualité, la relocalisation de l’industrie et les investissements dans la transition écologique.

Le budget du gouvernement Lecornu dans le viseur

L’association estime que le projet de loi de finances ne répond pas aux attentes exprimées lors de la mobilisation. Elle reproche au gouvernement de poursuivre une politique de rigueur et d’austérité, notamment en refusant, selon elle, de taxer les superprofits et les plus grandes fortunes.

À travers ces critiques, À Gauche Citoyens ! souhaite replacer les incidents du 17 octobre dans un contexte plus large de contestation sociale. Son communiqué met en cause les choix économiques et budgétaires du gouvernement, qu’elle considère comme insuffisants face aux difficultés rencontrées par une partie de la population.

L’association refuse l’appel du maire de Besançon

Dans ce contexte, À Gauche Citoyens ! annonce qu’elle n'a pas participé à l’appel lancé par le maire de Besançon. Elle estime que cette initiative vise à ”instrumentaliser la situation”.

L’association met également en cause Les Républicains, parti auquel appartient le maire de Besançon, qu’elle présente comme "membre actif du gouvernement et responsable de la politique sociale menée". Cette prise de position traduit son opposition à toute démarche qui, selon elle, ne prendrait pas en compte les causes sociales et politiques de la mobilisation.

Manifestation du 17 octobre 2026

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

Sondage – Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après la mobilisation du 17 octobre ?

La manifestation du samedi 17 octobre à Besançon a rassemblé entre 9 500 personnes selon la préfecture du Doubs et 12 000 selon les syndicats. Le cortège s’est déroulé dans le calme jusqu’à son arrivée devant la préfecture, où des incidents sont survenus jusque tard dans la soirée au centre-ville. Selon vous, quelle devrait être la priorité des pouvoirs publics après cette journée de mobilisation ? C'est le sondage de la semaine.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

Pillage du magasin Lacoste le 17 octobre à Besançon : quatre personnes interpellées dont trois mineurs

Quatre personnes, dont trois mineurs, ont été interpellées le samedi 17 octobre 2026 à Besançon, en marge de la manifestation sociale ayant réuni plus de 9 500 personnes. Elles sont soupçonnées de vol ou de recel de vêtements provenant du pillage du magasin Lacoste, situé Grande rue.

Un homme interpellé avec des mortiers d’artifice en marge de la manifestation du 17 octobre à Besançon

Un homme de 20 ans a été interpellé samedi 17 octobre 2026, vers 21 h 10 rue du Lycée, à Besançon, en marge de la manifestation sociale. Il a été placé en garde à vue, avant d’être déféré dimanche en vue d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Politique

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À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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