Dans son communiqué, le groupe évoque des rassemblements à l’échelle nationale et estime que "près de 15 000 personnes" ont manifesté pacifiquement à Besançon. Les revendications portées par les manifestants concernent notamment le blocage des prix, l’augmentation des moyens consacrés à l’École et la suppression de Parcoursup, ainsi que la dénonciation des violences policières. Le groupe affirme que ”leurs revendications sont légitimes” et appelle Emmanuel Macron et son gouvernement à y répondre.
Les élus insoumis dénoncent également une ”stratégie du pourrissement”, qu’ils estiment responsable d’une aggravation des tensions et d’une situation nationale qu’ils jugent particulièrement préoccupante.
Le groupe condamne les pillages et les dégradations
Dans sa prise de position, La France insoumise distingue les manifestants pacifiques des auteurs de violences et de dégradations. Le groupe affirme avoir observé, depuis le début du mouvement lycéen, "des violences policières et une stratégie de maintien de l’ordre" qui, selon lui, "a contribué à accentuer les tensions".
Il rappelle par ailleurs son attachement aux mobilisations pacifiques et condamne explicitement les pillages et les destructions de bâtiments publics. ”Ces actes sont contraires à nos méthodes de mobilisations pacifistes, nous les condamnons”, précise le communiqué.
Le groupe exprime son soutien aux personnes ayant participé pacifiquement aux rassemblements ainsi qu’à "celles qui déclarent avoir été victimes de violences policières". Il adresse également un message de solidarité aux commerçants et aux salariés touchés par les pillages.
Des critiques visant la droite locale et le gouvernement
Le communiqué met aussi en cause les prises de position de la droite locale et du député Laurent Croizier. Le groupe insoumis dénonce des déclarations qu’il qualifie d’”irresponsables” et leur reproche de détourner l’attention des responsabilités du pouvoir exécutif dans les événements.
Selon les élus, les politiques soutenues ou votées par leurs adversaires politiques ont contribué à la situation actuelle. Ils estiment notamment que l’État n’a pas assuré sa mission en matière de sécurité lors de la journée du samedi 17 octobre. ”Samedi, l’État a été défaillant pour assurer la sûreté et la tranquillité publique”, écrivent-ils. Le groupe appelle à tirer les conséquences, tout en rejetant le recours à de nouvelles mesures qu’il juge susceptibles de contrevenir à la Constitution.
Les élus insoumis rappellent que le droit en vigueur permet de poursuivre les auteurs de dégradations : ”La loi prévoit déjà la possibilité de poursuivre les auteurs des dégradations, appliquons-la !”
Un appel à des réponses politiques
Pour le groupe La France insoumise, le retour au calme ne peut se limiter à des mesures sécuritaires. Il doit passer par des réponses concrètes aux revendications exprimées lors des mobilisations, notamment sur le pouvoir d’achat, l’éducation et les violences policières. Les élus mettent également en garde contre ce qu’ils considèrent comme "une instrumentalisation politique des événements". Ils réaffirment enfin leur soutien "aux personnes mobilisées contre la vie chère et pour de meilleures conditions de vie." ”La France insoumise restera aux côtés de celles et ceux qui se mobilisent pour vivre dignement”, conclut le communiqué.


