À l’appel d’Alternatiba, de France Nature Environnement (FNE) et de Générations futures, cette mobilisation s’inscrivait dans une journée de marches organisées simultanément dans plusieurs villes de France.
Les organisateurs avaient choisi de relier les revendications nationales à des dossiers locaux. Le parcours a ainsi été ponctué de plusieurs arrêts. Devant l’horloge florale, les manifestants ont dénoncé le caractère qu’ils jugent non durable du fleurissement et le maintien de l’arrosage des fleurs ornementales pendant les périodes de crise sécheresse.
Le cortège a ensuite rejoint le début de la rue d’Arènes. Objectif : réclamer davantage d’ambition dans la rénovation thermique des bâtiments municipaux, notamment les écoles et les crèches.
Sur le quai Bugnet, les revendications concernaient cette fois les logements sociaux. Les participants ont demandé un soutien aux bailleurs sociaux pour accélérer la rénovation thermique des logements HLM.
La végétalisation de la place Pasteur au cœur des revendications
Place Pasteur, les manifestants ont demandé la plantation "massive et réfléchie" d’arbres afin de contribuer à rafraîchir la ville dans les années à venir. Ils ont également dénoncé l’abandon par la nouvelle municipalité du projet de végétalisation de la place, pourtant choisi par les citoyens dans le cadre du budget participatif.
Le dernier point de passage était le pont de la République. Les organisateurs y ont contesté le projet de réouverture du pont aux automobiles, qu’ils décrivent comme "dispendieux, anachronique et inutile".
Des revendications qui dépassent Besançon
Au-delà des dossiers bisontins, la marche entendait relayer plusieurs revendications nationales. Les participants ont notamment défendu la mise en place d’un plan d’urgence, d’un plan d’adaptation et d’un plan d’atténuation face au changement climatique.
Les organisateurs demandent que ces mesures soient financées par "les superprofits des énergies fossiles et de l'armement ainsi que par un impôt climatique sur les plus grandes fortunes".
Des cartes postales pour interpeller la mairie
Après plusieurs kilomètres dans les rues de Besançon, le cortège est arrivé au parc Micaud. Les participants ont pu y rencontrer différentes associations et prendre part à une assemblée citoyenne pour "perpétuer l'énergie et envisager d'autres mobilisations".
La journée s’est également poursuivie par une opération participative. Les manifestants ont été invités à rédiger des cartes postales adressées à la municipalité afin d’y inscrire leurs revendications. Ces cartes doivent être déposées à la mairie lundi 28 septembre.


