La manifestation intersyndicale du jeudi 5 novembre à Besançon a connu un départ marqué par le retrait de deux organisations syndicales. La CFDT et l’UNSA ont en effet choisi de quitter le cortège environ 600 mètres après son départ, au niveau du rond-point près de la gare Viotte, invoquant des impératifs de sécurité et le respect du parcours autorisé par la préfecture.
Dans un communiqué commun diffusé vendredi 6 novembre, l’UTI CFDT de Besançon et l’UNSA du Doubs reviennent sur les circonstances de cette décision et expliquent leur position.
Un parcours modifié après un arrêté préfectoral
Selon les deux organisations, la préparation de cette manifestation avait donné lieu à plusieurs échanges avec les autorités. Depuis le dépôt de la déclaration de manifestation intersyndicale en préfecture, le 25 octobre, les syndicats affirment avoir recherché des solutions permettant de concilier liberté de manifester et sécurité des participants.
Lors d'une réunion organisée en préfecture le 3 novembre, plusieurs propositions alternatives auraient été formulées par les organisations syndicales afin de conserver un passage dans le centre-ville, tout en tenant compte des impératifs d'ordre public.
Ces discussions n'ont toutefois pas permis de maintenir le parcours initialement envisagé. Un arrêté préfectoral a finalement interdit le passage en centre-ville et autorisé un itinéraire alternatif. La CFDT et l'UNSA indiquent avoir choisi de respecter ce tracé.
Une partie du cortège prend une direction non autorisée
Parties en tête du cortège du parking Battant à 14 heures, les deux organisations expliquent avoir été informées, après quelques centaines de mètres, qu'une partie des manifestants et plusieurs organisations syndicales s'engageaient en direction du centre-ville, en empruntant un parcours non autorisé. Face à cette situation, la CFDT et l'UNSA ont décidé de dissoudre la tête de cortège et de quitter la manifestation.
Dans leur communiqué, les syndicats justifient ce retrait par les risques potentiels liés au non-respect de l'itinéraire fixé par les autorités. Ils évoquent une ”décision difficile mais responsable”, prise pour éviter d'exposer les participants à des incidents supplémentaires.
La sécurité des manifestants mise en avant
Les deux organisations assurent que leur décision n'a pas été prise à la légère. ”Cette décision n'a pas été prise de gaieté de cœur”, précisent-elles, tout en soulignant leur responsabilité à l'égard des salariés, retraités et citoyens présents dans le cortège. Elles affirment avoir voulu ”préserver la sécurité des manifestants, à éviter tout incident et à ne pas exposer les participants à des risques supplémentaires dans un contexte déjà particulièrement tendu”.
La CFDT et l'UNSA insistent également sur le fait que leur retrait ne constitue pas une remise en cause du droit de manifester. Elles réaffirment leur ”attachement indéfectible à la liberté de manifester”, qu'elles considèrent comme une liberté fondamentale devant pouvoir s'exercer dans des conditions garantissant la sécurité des personnes et le respect des règles établies.
En conclusion, les deux organisations regrettent l'issue de cette mobilisation, tout en assumant leur choix. Elles indiquent avoir pris cette décision ”dans l'intérêt des manifestants et de la sécurité de tous”.


