Le repas à 1€ pour tous les étudiants, alternants, doctorants et services civiques vient de s’appliquer ce lundi 4 mai dans l’ensemble des restaurants universitaires. Pour se plier à la récente décision du Gouvernement, le CROUS Bourgogne-Franche-Comté a été contraint de mettre en place une nouvelle organisation dont il a précisé les contours lors d'une conférence de presse ce lundi.
L’impact sur les restaurants universitaires
“Ce mois de mai est une phase de test. On s’attend à une augmentation, mais nous ne pouvons pas la quantifier“, annonce Murielle Baldi, directrice du CROUS Bourgogne-Franche-Comté. Le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (CNOUS) estime, en se fiant aux nombres de repas servis de 2025, que le repas à 1€ pour tous les étudiants augmentera la fréquentation des restaurants universitaires de 12%. “C’est un vrai manque à gagner puisqu’un repas coûte en moyenne 9,44€“, évoque la directrice.
Quelles solutions financières envisagées ?
Murielle Baldi a mentionné plusieurs aides fournies par l’État pour accompagner les établissements régionaux vers cette transition du repas à 1€ :
- une enveloppe financière de 75 000 euros dédiée uniquement pour l’achat de matériaux ;
- une compensation par repas jusqu’à 3,30€.
Quels moyens logistiques mis en place ?
“On ne peut pas déplacer les murs. Le CROUS se concentrent sur deux axes : celui de la sécurité du personnel et des étudiants, et sur l’accueil des convives“, énonce la directrice de l’établissement. Voici les solutions envisagées pour répondre à ces besoins :
- Recruter six nouveaux employés pour septembre 2026 ;
- Communiquer sur le paiement par compte Izly, puisque la directrice estime : “le paiement avec Izly va 4 fois plus vite [que le paiement par carte] “ ;
- Envisager une discussion avec les établissements universitaires pour que les emplois du temps des étudiants soient adaptés.
Murielle Baldi affirme : “si les flux d’étudiants sont plus étendus sur l’ensemble de la pause méridienne, le CROUS sera capable d’accueillir un grand nombre, mais dans de meilleures conditions“.
Le repas à 1€, appréciée et questionnée par les étudiants
Pour les étudiants non-boursiers, c’est une aide financière très attendue. Cette attente est confirmée par Pierre, étudiant non-boursier à Besançon : “C’est super intéressant. Je pense notamment à ceux qui habitent en ville, qui peuvent manger midi et soir avec un repas à 1€, surtout que je trouve qu’on mange bien au CROUS. Cependant, est-ce que cela tiendra sur le long terme économiquement ?".
L’intérêt économique de cette réforme inquiète les étudiants, dont Laurine, étudiante à Besançon, s’exprime sur cette question : “Malheureusement, d’un point de vue économique, je pense que cela ne durera pas. Est-ce que ce prix va tenir 1 ans, ou plus ?“. L’étudiante bisontine précise que “c’est une opportunité pour beaucoup, surtout ceux qui ont manqué de peu d’être boursier et pour qui les fins de mois étaient compliquées. Personnellement, dès la rentrée prochaine, je ne serai plus boursière, donc cela m’arrangera, surtout avec l’inflation et la hausse des prix de l’essence“.
Une politique “volontariste sur les produits bio“
Murielle Baldi affirme : “la quantité restera la même. Il n’y aura pas de baisse des coûts sur la production locale et bio de nos aliments“. Les restaurants régionaux s’inscrivent dans la démarche “Mon Restau Responsable“. Ce partenariat consiste à suivre les établissements pour que leurs aliments soient issus de productions locales et labélisées bio.


