La décision, prise jeudi soir avant le week-end prolongé du 8 mai, est "brutale" mais "absolument nécessaire" pour "la sécurité des personnes" qui étudient et travaillent au lycée des Haberges, a déclaré lors d'une conférence de presse le préfet de Haute-Saône Serge Jacob.
Enseignements à distance
"Fermer les locaux" ne signifie cependant pas "fermer le lycée" général et technologique, a précisé la rectrice de Bourgogne-Franche-Comté, Nathalie Albert-Moretti. Afin de "maintenir la continuité pédagogique pour les élèves et le passage des examens", les lycéens bénéficieront d'enseignements à distance à partir de mardi, puis "progressivement" en présentiel "dans des sites de relocalisation" comme, par exemple, d'autres établissements scolaires de la ville.
Le bâtiment, "une structure récente" construite il y a 34 ans, était sous surveillance "comme tous ceux de la région", a indiqué Jérôme Durain (PS), président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Des fissures ont été observées en 2014 à différents endroits, notamment sur le parvis de l'établissement et des témoins ont été posés pour surveiller leur évolution.
"Les fondations sont en cause"
En février 2025, "nous avons constaté que la structure porteuse était en mauvais état", a ajouté M. Durain.Des diagnostics complémentaires ont alors été lancés et une expertise rendue jeudi a révélé que des "défauts compromettent directement la stabilité de l'ouvrage et la sécurité de ses occupants", a constaté l’élu. Selon lui, "les fondations sont en cause (...): l'état des bétons, le soubassement du bâtiment ne seraient pas compatibles avec un risque sismique".
Une nouvelle expertise a été diligentée et le Conseil régional, en charge de la gestion des lycées, "regardera les éventuelles responsabilités le moment venu".
La situation de ce lycée, construit sur un sol de marnes argilo-calcaire en périphérie de Vesoul, pourrait être liée "aux effets du changement climatique (sur le sol), à une activité sismique" ou encore à "des défauts originels", a précisé le président de région. "Nous sommes dans un état de sidération. Personne ne s'attendait à être obligé de prendre une décision aussi radicale jeudi soir", a-t-il confié.
(AFP)


