À l’initiative de la mobilisation, les jeunesses communistes et la section Bisontine du parti communiste condamnent l’offensive militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, revendiquée par l’administration américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, ainsi que l’arrestation et l’exfiltration annoncées du président Nicolás Maduro. Pour le PCF, cette intervention "constitue une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela, du droit international et de la Charte des Nations unies". Le mouvement des jeunesses communistes évoque pour sa part une "intervention brutale" qui s’inscrit "dans la longue tradition d’ingérences et de politiques impérialistes des États-Unis en Amérique latine, et partout dans le monde".
Le PCF "rappelle avec constance que le peuple vénézuélien est seul légitime à décider de son avenir, sans ingérence extérieure. Rien ne saurait justifier une agression militaire étrangère, encore moins une opération de changement de régime par la force". En ce sens, il insiste sur le fait que "la paix, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le multilatéralisme sont des principes non négociables" et appelle solennellement le gouvernement français et l’Union européenne "à rompre avec toute complaisance ou alignement sur la politique des États-Unis".
Rassemblements à Besançon et Montbéliard
Dans son communiqué, la CGT dénonce pour sa part "un acte d’une immense gravité" qui "attaque, bafoue et méprise le droit international". Pour le parti de gauche, la manoeuvre américaine "vise purement et simplement à installer un régime docile aux intérêts des multinationales américaines". "Les États-Unis foulent aux pieds le droit international, la souveraineté des nations et l’indépendance des peuples d’Amérique latine, pour imposer par la force leur domination et s’emparer des immenses ressources pétrolières et minières du Venezuela, qui détient les plus importantes réserves mondiales", souligne encore le communiqué.
La CGT demande également que la France et l’Union européenne condamnent "clairement et sans aucune ambiguïté cette violation des droits les plus élémentaires", en mettant en avant le fait que "le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est un droit qu’il faut défendre".
Des rassemblements seront ainsi organisés ce lundi 5 janvier 2025 à Besançon, place Pasteur à 18h et à Montbéliard, sur le parvis de la gare dès 17h.


