Acte 26 des Gilets Jaunes: 400 manifestants à Besançon ce samedi selon la Préfecture

Publié le 11/05/2019 - 16:29
Mis à jour le 18/05/2019 - 15:59

Mise à jour • Déclin ou sursaut ? A bientôt six mois de mobilisation, les « gilets jaunes » ont appelé à manifester pour la 26e fois ce samedi 11 mai 2019 avec des points de ralliement « nationaux » à Lyon et Nantes, où les autorités redoutent la présence de casseurs. À Besançon, la manifestation est parti à 14h00 de la Place de la Révolution. A 16h30, le cortège rejoignait la Préfecture.
 

©Alexane Alfaro ©
©Alexane Alfaro ©

A Lyon, quelque 2.500 personnes dont Jérôme Rodrigues ont commencé à défiler dans le calme et sous une averse de grêle en début d'après-midi, selon un journaliste de l'AFP.

A Nantes, c'est Maxime Nicolle dit "Fly Rider" qui avait fait le déplacement. Ils étaient là aussi entre 2 et 3.000, sous escorte de la gendarmerie mobile et d'un hélicoptère, constatait une journaliste de l'AFP. Rapidement, la situation s'est tendue.

Vers 15H00, une équipe de la Brigade anti-criminalité (BAC) a été la cible de jets de projectiles par des manifestants, conduisant à une intervention des forces de l'ordre et des tirs de LBD. Et selon un photographe de l'AFP, un manifestant a été évacué par des "street medics".

Le préfet de Loire-Atlantique avait dit redouter "le rassemblement de 500 membres de l'ultragauche" d'où la mobilisation "d'un niveau de forces de l'ordre inédit".

A Paris ou Toulouse, ils étaient plusieurs centaines chantant "On est là, on est là".

Il y a une semaine, le ministère de l'Intérieur avait recensé moins de 19.000 manifestants dans l'Hexagone - contre plus de 40.000 pour les organisateurs - soit la plus faible participation depuis le 17 novembre. Des chiffres bien inférieurs à ceux du 1er mai ou de la mobilisation des fonctionnaires jeudi.

Malgré la faible mobilisation, les manifestants ne voulaient pas croire à un déclin. "Ca va, ça vient, ça dépend des jours", assure Laurence, 57 ans, comptable à Paris.

"Il y a eu un bel éveil des consciences. Il y a de plus en plus de gens qui nous rejoignent et qui comprennent que le +gilet jaune+ c'est pas une idéologie politique ou terroriste et que en-dessous il y a des citoyens et que les revendications qu'on apporte sont des revendications citoyennes", veut croire Jérôme Rodrigues, en tournée de remerciements en province pour les soutiens reçus après sa blessure.

Et il promet que si Emmanuel Macron "ne veut pas nous écouter, on continuera jusqu'à ce qu'il nous entende, quitte à lui foutre en l'air son quinquennat".

Delphine Dauchy, 51 ans, tient un salon de coiffure dans le Gard et a également fait le déplacement dans la capitale des Gaules. "Macron nous envoie des miettes et il croit qu'on va se contenter de ça mais on veut pas s'arrêter". "On veut surtout du pouvoir d'achat et le RIC déclenchable sur tous les sujets", réclame-t-elle.

- Soutien aux enseignants -

A Paris, la journée était sous le signe du "soutien aux enseignants" et contre la loi Blanquer.

"Ça va être une journée de soutien aux parents, aux familles et à tout le monde de l'Éducation nationale", déclare dans le cortège Jean-Christophe Valentin, fonctionnaire à la mairie de Paris qui manifeste pour la 26e fois. Chapeau de cowboy bleu blanc rouge sur la tête, il attend lui aussi des mesures "sur le pouvoir d'achat, un relèvement du Smic, plus de justice sociale et que toutes les entreprises paient l'impôt sur les sociétés".

L'accès aux Champs-Élysées était fermé au sein d'un périmètre d'interdiction comprenant le palais présidentiel et l'Assemblée nationale, de même que le secteur de Notre-Dame.

A Lyon, Lille, Dijon, Toulouse ou Orléans, les autorités avaient également mis en place des zones interdites aux manifestations.

A Strasbourg, ils étaient une soixantaine aux abords du meeting de LREM au Palais de la musique et des congrès avec sur une banderole bleu-blanc-rouge le slogan: "Vivre pas survivre, justice fiscale".

Laissant indifférente la file des militants et des sympathisants, les manifestants, tenus à distance par les forces de l'ordre, scandaient: "Macrons escroc, le peuple aura ta peau" ou "Même si Macron le veut pas, nous on est là".

"On est là contre la République en marche et moi je suis contre l'Europe, il faut que la France redevienne souveraine", expliquait un manifestant de 55 ans sous couvert de l'anonymat.

(Source AFP)

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