Anne Vignot demande à Elisabeth Borne le développement de trains de nuit entre régions françaises et européennes

Publié le 20/12/2023 - 18:02
Mis à jour le 24/12/2023 - 17:46

Dans un courrier 20 décembre 2023, la maire de Besançon Anne Vignot a demandé à la Première ministre Elisabeth Borne, de développer l’offre de train de nuit en ouvrant des lignes reliant régions à régions et régions aux villes européennes.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Dans son courrier, la maire de Besançon rappelle qu’en septembre 2018, la Première ministre avait déclaré ”Oui les trains de nuit ont de l’avenir” et qu’en 2021, le nouveau rapport sur les Trains d’équilibre du territoire (TET) avait été publié par le gouvernement qui avait changé de perspective en montrant le potentiel d’un réseau de 20 lignes de trains de nuit transportant 5,6 millions de voyageurs par an grappe à la mise en service de 600 voitures couchettes, voitures-lits et voitures sièges inclinables. 

Pour Anne Vignot, depuis cela, ”l’Etat tergiverse et reporte sans cesse la décision de le mettre en oeuvre” et dénonce une affirmation d’Emmanuel Macron du 27 novembre 2022 : ”En 2030, notre pays comptera une dizaine de lignes de trains de nuit”, une ambition ”divisée par deux”.

Augmenter l’ambition de l’État

Au regarde du succès en France comme en Europe des trains de nuit, la SNCF annonçant des taux d’occupation de 70%, Anne Vignot appelle à ”augmenter l’ambition au-delà du rapport TET avec en particulier des trains de nuit région <-> région et région <-> Europe.” Et d’ajouter : ”De Besançon, Zürich, Brest, Amsterdam, Barcelone… seraient autant de destinations accessibles et utiles au développement de notre communauté urbaine.”

Par ailleurs, la maire de Besançon se dit inquiète car la construction de matériel neuf demande entre 5 et 8 ans. Elle explique qu’elle a été annoncée fin 2021 par le ministre des Transports, mais elle n’est toujours pas financée. Le 17 juillet 2023, l’Etat a publié un appel d’offre visant uniquement le renouvellement du matériel et non la création de nouvelles lignes. ”Cela reviendrait à réduire l’ambition par 4, pour commander de l’ordre de seulement 150 voitures”, commente Anne Vignot, ”nous souhaitons donc réaffirmer à l’Etat que notre territoire souhaite bénéficier des trains de nuit et qu’un matériel neuf en quantité suffisante est nécessaire pour relancer ces nouvelles lignes.”

”Important” pour le rayonnement de la ville

La maire de Besançon ajoute que le train de nuit est ”important” pour le rayonnement universitaire, économique et industriel du territoire bisontin. ”Il permettra de nous reconnecter aux régions distantes avec lesquelles nous sommes sous-connectés actuellement. C’est aujourd’hui un choix tout à fait justifié de privilégier le ferroviaire pour les relations nationales et les liaisons avec les pays voisins.” 

Enfin, Anne Vignot souligne que le train de nuit sera ”efficace puisqu’il permet avec un seul train de relier un grand nombre de villes le long de l’itinéraire” et ”permet un grand nombre de destinations”. Et de conclure : ”C’est un outil pour l’aménagement du territoire qui a toute sa place dans le cadre de la planification écologique.”

Infos +

  • Ce courrier adressé à la Première ministre a également été envoyé au président de la République Emmanuel Macron et au ministre des Transports, Clément Beaune.

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