Dans son communiqué, la CGT estime que cette mesure, "phare du programme de la nouvelle majorité", est appliquée "sans avoir procédé au diagnostic préalable de sécurité imposé par la loi". Sans ce diagnostic, "rien ne distingue une décision fondée sur un besoin constaté, d'une décision fondée sur une conviction idéologique", argue le syndicat, qui relève par ailleurs qu'" aucune étude n'établit qu'une police municipale armée fait baisser la délinquance".
La CGT dénonce aussi un coût "bien réel, onéreux et financé par une coupe drastique dans le budget des ressources humaines", dont des "contrats non reconduits, postes supprimés".
La commune n'a "pas à se substituer à l'État"
Le syndicat rappelle que la loi assigne à la police municipale des missions de prévention et de proximité, le maintien de l'ordre relevant de l'État. "Inverser les rôles, c'est faire payer deux fois aux habitant·es de Besançon ce que l'État n'assume plus", écrit-il.
La CGT regrette également l'absence de dialogue social : "les instances de représentation du personnel n'ont pas été consultées, y compris pour l'évaluation réglementaire des risques professionnels liés au port d'armes". Faute de doctrine d'emploi écrite, "c'est l'agent seul qui portera le risque pénal de son utilisation", souligne-t-elle.
En cas de refus du maire de répondre favorablement à ses demandes, la CGT indique qu'elle saisira "toutes les voies de recours possibles".


