Loup en Haute-Saône : certains éleveurs autorisés à effectuer des tirs de défense simple

Publié le 22/09/2020 - 10:30
Mis à jour le 22/09/2020 - 10:34

Suite à l’attaque d’un ovin ce lundi 21 septembre 2020 à Fougerolles et à la présence avéré d’un loup, la préfète de la Haute-Saône et le préfet des Vosges ont pris des arrêtés autorisant certains éleveurs à effectuer des tirs de défense simple en vue de protéger leurs troupeaux contre la prédation du loup.

Archives © © DR / facebook FDESA 70
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Cette démarche s’inscrit dans une adaptation graduelle de la réponse aux actes de prédation, telle qu’elle est permise de façon dérogatoire à la protection de l’espèce.

Les départements des Vosges et de la Haute-Saône connaissent depuis le 11 août une série d’attaques attribuée au loup sur des troupeaux ovins et bovins. Ces attaques qui ont débuté dans le secteur de Jussarupt / La Neuveville-devant-Lépanges (88), se sont déplacées à partir du 26 août dans le secteur de Fougerolles (70) et du Val d'Ajol (88).

"Les observations ont permis de confirmer qu’il s’agit d’un unique animal. Les critères morphologiques et les caractéristiques de prédation permettent de confirmer qu’il s’agit bien d’un loup (...) il n’est pas possible de préciser son origine à ce stade", explique la préfecture de la Haute-Saône.

Cet animal adopte cependant un comportement atypique :  attaques sur bovins,  attaques parfois réalisées dans les bâtiments d’élevage,  fréquence élevée d’attaques.

Des attaques en chaine

Entre le 11 août et le 21 septembre, 21 attaques ont été dénombrées (9 dans les Vosges et 12 en Haute- Saône), ayant conduit à la mort de 20 ovins et 15 jeunes bovins.

Ces attaques situées sur un territoire interdépartemental impliquent une coordination étroite entre les services de l’État des départements des Vosges et de la Haute-Saône (Directions départementales des Territoires et Services départementaux de l’Office français de la Biodiversité). Après chacune de ces attaques, les agents de l’OFB ont procédé aux constats qui, après expertise, ont permis d’engager la démarche d’indemnisation des éleveurs.

À la demande des préfets, les deux directions départementales des territoires sont intervenues dès les premières attaques pour aider à la protection des élevages :

Activation de la possibilité de faire procéder à des tirs d’effarouchement :

  • En Haute-Saône, ces opérations ont été confiées aux lieutenants de louveterie qui ont  effectué plus d’une douzaine d’opérations de nuit. Les chasseurs ont également apporté  leur concours pour protéger un élevage ovin exposé.
  • Dans les Vosges, ces opérations ont été confiées aux lieutenants de louveterie. Ils ont ainsi  effectué plusieurs sorties nocturnes mobilisant 2 à 3 binômes chaque nuit. Leur présence sur le terrain a permis d’éviter plusieurs attaques.

Mise à disposition du matériel de protection et d’effarouchement aux éleveurs victimes  d’attaques ou particulièrement exposés (filets et électrificateurs, dispositifs d’effarouchement sonores et/ou visuels) en mobilisant notamment des crédits d’urgence, à ce jour à hauteur de 17.000 €. Ces mesures sont venues compléter celles mises en place par les éleveurs eux-mêmes (regroupement d’animaux, maintien des troupeaux dans les bâtiments ...).

Les préfets ont également sollicité l’intervention de la Brigade mobile d’Intervention Grands Prédateurs Terrestres qui sera présente sur le territoire concerné des deux départements. Ces agents spécialistes nationaux de la gestion opérationnelle des grands prédateurs vont former les acteurs de terrains et apporter leur soutien à la réalisation des missions de défense des troupeaux.

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