Nationale 1 (phase 2) : BesAC - Chartres : 79-88 (28-15, 21-29, 15-28, 15-16)
Calvin Jubenot et ses coéquipiers auraient pu tuer cet insoutenable suspense. Pour cela, il leur aurait fallu battre Chartres ce dimanche après-midi au Palais des sports. Ce qui n'a malheureusement pas été le cas. Tant et si bien, que même restant en ballotage favorable, une épée de Damoclès continue de peser sur la tête du BesAC, alors que Chartres peut encore espérer. En fait, tout se jouera sur les trois matches à venir, sachant qu'une seule victoire permettrait au BesAC d'envisager de nouveau son avenir en N1.
Sans doute, le BesAC sur cette fin de saison, n'est-il pas avantagé par les circonstances qui l'ont privé de deux joueurs. En effet, l'entorse que s'est donné l'ailier suédois David Hook contre Angers est plus grave que prévu avec pour conséquence de marquer sa fin de sa saison. Même plein tarif pour le jeune extérieur Auguste Cagnet qui s'est brisé un métacarpe d'un doigt de la main droite à Paris contre le Pôle France et qui va devoir se faire opérer à Lyon. Face à une équipe comme Chartres dense physiquement et au riche effectif expérimenté, bâti en début de saison pour retrouver l'Elite 2, voilà qui faisait beaucoup.
Pourtant tout avait bien commencé pour un BesAC qui mettait toutes ses forces dans la bataille avec intensité et rythme. Solide en défense, prolifique en attaque porté par Augustinas Venckus, le BesAC prenait les devants et menait 41-26 (+15). Mais avant la mi-temps déjà quelques erreurs permettaient à Chartres de reprendre des couleurs et de revenir au score pour virer à la pause avec seulement 5 longueurs de retard (49-44).
La suite et la fin restaient à l'avantage des Chartrais sous la houlette de Siegwarth, patron (6 passes) et scoreur (24 pts) que le BesAC a sans doute pris le risque de trop laisser libre. Autant la première mi-temps du BesAC avait été marquée par un fort engagement physique, autant la seconde le fut beaucoup moins. De quoi laisser Chartres mieux développer son collectif, mieux s'exprimer et surtout scorer pour finalement l’emporter.
Impérativement gagner encore un match
À la fin des débats, Laurent Kleefstra, le coach bisontin une nouvelle fois faisait un constat : "C'est vrai, on n'a pas été aidés par les deux absences de David Hook et d'Auguste Cagnet qu'on ne reverra pas en cette fin de saison. Physiquement, ils nous ont manqué. On fait malgré tout une bonne première mi-temps dans l'intensité. La suite a été de bien bonne qualité. On les a trop laissés s'exprimer, Siegwarth notamment. Et on encaisse 88 points. C'est beaucoup trop dans un match de cette importance".
Dès lors où en est-ton des chances de maintien à 3 étapes de la fin du championnat. Pour le BesAC, la solution est simple à exprimer, mais sans doute plus dure à réaliser : Il faudra gagner un match ou à Val-de-Seine jeudi 30 avril, ou contre Rennes le mardi 5 mai, ou le 8 mai à Vitré contre une équipe déjà condamnée.
Si l'on considère donc que Metz, Poissy et Vitré sont d'ores et déjà voués à la relégation, les concurrents au maintien avec le BesAC (7e avec 34 pt) sont : Salon-de-Provence (8e, 34 pts aussi) mais sur qui le BesAC possède le panier-average favorable et Angers (9e, 33 pts) avec panier average particulier favorable également pour le BesAC. Voilà qui risque d'être serré jusqu'au terme du championnat, à moins que le BesAC s'impose avant à Val-de-Seine ou contre Rennes.
Le calendrier du maintien
- BesAC (7e, 34 pts) : à Val de Seine jeudi 30 avril, contre Rennes le mardi 5 mai, et à Vitré le vendredi 8 mai.
- Salon de Provence (8e, 34 pts) : à Rennes le 30 avril, contre Vitré le 5 mai et au Pôle France le 8 mai.
- Angers (9e, 33 pts) : contre Charleville le 30 avril, à LyonSo le 5 mai et contre Saint-Vallier le 8 mai
- Chartres (10e, 31 pts) : contre Metz le 1er mai, à Charleville le 5 mai et contre LyonSo le 8 mai.


