Le PCF reconnaît l'impact de plusieurs facteurs internationaux, notamment ”la guerre, le taux de change et les tensions sur le raffinage”, mais pour les communistes bisontins, ces éléments ”ne peuvent pas tout expliquer”. Il met notamment en avant l'évolution de la marge brute de raffinage, qu'elle situe à 22,93 € la tonne en 2025 contre 256 € en septembre 2026. ”Une multiplication par plus de dix. Où va cet argent ?”, questionne-t-il, en estimant que les grands groupes du secteur captent une partie de cette rente.
Un plafond à 1,60 €
Face à cette situation, le PCF de Besançon propose de plafonner le prix de l'essence et du gazole à 1,60 € le litre et d'encadrer les marges du raffinage et du négoce, mais la formation politique veut aller plus loin. ”Un plafond ne suffira pas tant que ces infrastructures resteront entre des mains privées”, estime-t-elle, et réclame ainsi ”la nationalisation de TotalEnergies et la création d'un pôle public de l'énergie”, une proposition également défendue, selon le communiqué, par Fabien Roussel. Raffineries, dépôts, stocks, transports et réseaux de distribution seraient concernés.
Pour le PCF, ces infrastructures doivent relever du contrôle public afin de contribuer à garantir les prix, la transition écologique et l'indépendance énergétique. ”L'énergie n'est pas une marchandise comme les autres. C'est un bien commun”, conclut la section bisontine.


