Ils étaient présents lors de la conférence de presse : Séverine Veziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion.
Deux grands axes ont structuré la conférence de presse. Les insoumis bisontins ont d’abord souligné le fait que le maire avait des "priorités budgétaires idéologiques" qui "n’étaient pas liées aux besoins des habitants". Ils ont ensuite centré leur propos sur son mode de gouvernance jugé "violent".
Des "choix politiques idéologiques"
"Nous contestons les choix politiques qui ont été faits", affirme Séverine Véziès, cheffe du groupe LFI au Conseil municipal de Besançon. Elle cite notamment "l’armement létal de la police municipale" qui selon elle "donne de l’élan au désengagement de l’état" : "C’est également dangereux, et cela, coûte cher".
Autre point évoqué sur la politique de Ludovic Fagaut : le budget alloué au marché de Noël "qui a été multiplié par quatre", rappelle S. Véziès et le fleurissement de la ville qui est "cher et inadapté" et dont les insoumis se plaignent de ne "pas avoir eu la facture".
Ce qui insurge par dessus tout les insoumis ce vendredi lors de la conférence de presse : la question sociale. "On a rien sur les questions de logement, rien sur l’accompagnement des plus fragiles et a contrario nous avons un arrêté anti-mendicité alors que le code pénal prévoit déjà des dispositions. On a une chasse aux pauvres", affirme la cheffe de file.
Sur la question de l’adaptation au changement climatique, Séverine Véziès qualifie le plan canicule du maire a été "fait à l’arrache" : "Force est de constater que, oui, on s’est quand même pris cinq canicules. Mais s’il n’y avait pas eu ces événements extraordinaires, je pense qu’on n’aurait même rien eu sur ces questions-là".
Un mode de gouvernance jugé violent
Sur ce point, les élus insoumis bisontins évoquent des violences lors de la tenue des conseils municipaux notamment sur "la manière de couper la parole", "la réduction du temps de parole des élus" et "la création du blâme".
Martin Mellion, élus insoumis à Besançon a également voulu rappeler "l’attitude menaçante du maire" quand ce dernier a "donné l’adresse de Séverine Véziès lors d'un conseil", "a traité de menteur sa personne et madame Vignot" et "ouvertement dit à Hasni Alem -"vous entendrez parler de mois très prochainement"- : "La démocratie n'est pas un vote tous les six ou sept ans, ça s’entretient", souligne-t-il.
Pour LFI, la violence se trouve également à l’égard des agents territoriaux : "On a quand même un certain nombre d’agents qu’il a remerciés. Hier, c’est la directrice directrice générale adjointe culture de GBM qui nous a annoncé en catimini, au conseil communautaire, qu’il mettait fin à ses fonctions", a indiqué S. Véziès.
De son côté, Hélène Magnin-Feysot, élue insoumise à Besançon a rappelé que le maire s’était attribué le droit de "nommer des personnes au sein de l’assemblée des sages" et "avait décalé le Conseil municipal au vendredi 9h00" ce qui allait poser des "problèmes à certains élus pour y aller" et "rendre opaque le conseil" avec "moins de spectateurs qui le suivent en direct".
Enfin, les élus LFI ont qualifié "d’ingérence culturelle" la politique du maire vis-à-vis des derniers événements à savoir l’effacement de la fresque de Nacle ou encore le changement de nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" en "L’Art en liberté. De Courbet au Street art".
Ils se sont également insurgés sur la cérémonie donnée suite au drame de Trappes en infirmant les élus de l’opposition le matin même alors que ces derniers avaient appelé à une commémoration collective le même jour à 18h00.
Pour Séverine Véziès, Ludovic Fagaut "n’est pas capable d’être le maire de tous les Bisontins et de toutes les Bisontines. Il est le candidat d’un camp qui se bagarre avec son opposition".
Des motions et des vœux
La conférence de presse a également été l’occasion pour la France Insoumise de rappeler ses actions lors de ses six premiers mois au sein de l’opposition au Conseil municipal.
"Nous avons déposé une motion sur le déblocage des prix de l’énergie qui a été rejeté par majorité. Même chose sur la motion contre le racisme porté par le PCF suite à des attaques racistes visant des élus. La motion LGBTQIA+phobie a également été écartée", indique Martin Mellion.
"Quand on propose des amendements, on n’a même pas l’opportunité de les discuter", renchérit, Séverine Véziès et d’ajouter : "On a fait des questions orales sur la situation à Bellevaux. Parce qu’à chaque fois, on essaie aussi d’amener au Conseil municipal les combats qu’il y a à Besançon, que ce soit le combat des salariés de l’EHPAD de Bellevaux, que ce soit la situation du logement, avec les habitants de Planoise qui se plaignent à juste titre de l’état de délabrement, les moisissures, le logement insalubre, les rats dans la rue… À chaque fois, notre objectif, c’est de défendre notre programme, les grandes questions qui traversent la ville de Besançon, défendre les plus fragiles", conclut-elle.


