Dijon: une tour de contrôle pour tous les trains de la région

Publié le 23/06/2010 - 17:52
Mis à jour le 23/06/2010 - 17:52

Réseau Ferrée de France et la SNCF ont présenté ce matin à Dijon la nouvelle tour de contrôle du trafic ferroviaire sur les 2500 km de lignes bourguignonnes et franc-comtoises.

Mise en chantier il y a trois ans, la Commande Centralisée du Réseau (CCR) a pris place dans un immeuble ultra-moderne au bord du canal de Bourgogne dans le quartier dijonnais des Minoteries. Un investissement global de 500 M€ qui correspond à la volonté de Réseau Ferré de France (RFF) de centraliser et d'automatiser le système de gestion des circulations ferroviaires. Il existe aujourd'hui 1500 postes d'aiguillage sur les 14000 km de lignes en France.

Faire face à la croissance du trafic

A l'échéance de 2030, le réseau français sera géré par seulement quinze centres de commande centralisée. Celui de Dijon est le second à entrer en fonction après celui installé à Lyon pour traiter les flux de Rhône-Alpes. Il s'agit de faire face à la croissance attendue du trafic ferroviaire et d'atteindre les objectifs du Grenelle de l'Environnement.

Autant que l'arrivée prochaine du TGV Rhin-Rhône (décembre 2011), c'est l'obsolescence du matériel et l'âge des installations qui ont conduit RFF à entreprendre ce chantier de grande ampleur dont la réalisation sera progressive. « Il s'agit de mettre les aiguilleurs du rail au même niveau que les aiguilleurs du ciel ». C'est le souhait des responsables de RFF et de la SNCF, persuadés qu'avec la Commande Centralisée du Réseau « les agents verront arriver les trains de beaucoup plus loin, ce qui induira une meilleure information en cas de situation dégradée ». Reste à souhaiter que les voyageurs en rade dans un train en pleine campagne bénéficieront de cette amélioration en terme de communication...

Une réduction des coûts d'exploitation

« On va gagner en réactivité, car la dispersion actuelle entraine des pertes en réactivité », assurent les opérateurs. Outre « de nombreuses améliorations propices à une qualité de service accrue (simplification, vue d'ensemble, régularité, réactivité, ergonomie...) », la SNCF attend évidement une réduction des coûts d'exploitation qui passe par une réduction des postes. Une dizaine dans un premier temps, une centaine lors de l'aboutissement de l'opération vers 2030.

Le nouvel ensemble dijonnais abritera également le Central Sous-Station (CSS). « Il aura pour mission de gérer et de surveiller les installations électriques à haute tension alimentant les caténaires pour la traction des trains sur l'ensemble des lignes du grand Est de la plaine sud-Alsace à la région Rhône-Alpes, en passant par la Bourgogne, la Franche-Comté et le haut Bugey.

A terme, il y aura neuf centres de ce type en France. Comme les CCR, les CSS vont se déployer en plusieurs phases. La nouvelle installation remplacera à la fin de cette année le poste de Dijon, du haut Bugey et du tram-train de Mulhouse. Puis il prendra en charge les deux nouvelles installations de la LGV Rhin-Rhône (branche-est) de Besançon et de Héricourt.

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