L’opération s’est déroulée en présence notamment de Stéphane Prat, chef d’unité à la Direction départementale des territoires du Doubs, de représentants de la gendarmerie nationale, avec le peloton motorisé d’École-Valentin, ainsi que de Maxime Chatard, directeur régional de SNCF Réseau Bourgogne–Franche-Comté.
Sensibiliser les usagers de la route
Selon SNCF Réseau, cette action vise à "faire évoluer les comportements des usagers de la route (automobilistes, chauffeurs routiers, piétons, cyclistes…) pour réduire les accidents". Chaque jour, les passages à niveau français sont empruntés par près de 16 millions de véhicules. L’entreprise rappelle qu’un passage à niveau constitue un point de rencontre entre la route et le rail et nécessite une vigilance particulière.
"Un passage à niveau n’est pas un carrefour ordinaire. C’est un croisement entre la route et le fer", souligne SNCF Réseau, qui rappelle que ces installations "ne sont pas dangereuses si l’on respecte la signalisation et les règles du Code de la route".
Des trains difficiles à arrêter
L'entreprise insiste sur les caractéristiques propres au trafic ferroviaire. "Un train roule vite, jusqu’à 160 km/h sur les voies avec des passages à niveau, même en ville", rappelle-t-elle.
Elle souligne également les contraintes de freinage des convois : "le conducteur d’un train ne peut pas arrêter à temps son train lorsqu’il voit un obstacle." En raison de sa masse, "un train lancé à 100 km/h met environ 1 km pour s’arrêter, soit 10 fois plus qu’une voiture".
Face à ces risques, SNCF Réseau rappelle plusieurs consignes de sécurité : ralentir à l’approche d’un passage à niveau, s’arrêter dès que le feu rouge clignote, ne jamais immobiliser son véhicule sur les voies et s’assurer de pouvoir dégager complètement le passage avant de s’y engager.
La majorité des accidents liée au non-respect des règles
Selon les données communiquées par SNCF Réseau, "98 % des accidents qui surviennent lors du franchissement d’un passage à niveau sont liés au non-respect du Code de la route, à une vitesse d’approche excessive ou à des comportements à risque". Parmi ces comportements figurent notamment le franchissement malgré un feu rouge clignotant ou encore le passage en chicane lorsque les barrières sont déjà abaissées.
Les 2 % d’accidents restants sont principalement attribués à des bris de barrières causés par des actes de malveillance ou à des pannes de véhicules.
Des investissements pour renforcer la sécurité
Pour améliorer la sécurité des passages à niveau, SNCF Réseau poursuit ses investissements. En 2025, 120 millions d'euros ont été dédiés à la maintenance des 15.000 passages à niveau du réseau ferré national.
L’entreprise indique également avoir investi 40 millions d'euros pour l’amélioration de la sécurité aux passages à niveau, en complément des travaux réalisés par les gestionnaires de voirie. Parallèlement, SNCF Réseau expérimente et déploie plusieurs dispositifs technologiques, parmi lesquels la vidéoprotection, les barrières à LED, les détecteurs d’obstacles ou encore les filets sous barrières.
Des partenariats avec les acteurs du transport et du numérique
Afin de renforcer la prévention auprès des conducteurs, SNCF Réseau développe des partenariats avec la Fédération nationale des transports de voyageurs, les acteurs du transport routier ainsi qu’avec des éditeurs de systèmes de navigation. L’objectif est notamment de permettre l’affichage d’alertes à l’approche des passages à niveau sur les applications GPS utilisées par les automobilistes. SNCF Réseau cite notamment les plateformes Waze et Coyote, dont les cartes peuvent signaler la proximité d’un passage à niveau partout sur le territoire national.


