Les parents dénoncent une décision qui prendra effet à la rentrée prochaine si elle est votée mercredi par l'inspection académique du Doubs et qui ”menace d’accroître significativement la taille des classes restantes”. Ils redoutent des classes surchargées, où ”l’opportunité d'apprendre et de s’épanouir dans un environnement optimal” deviendrait plus difficile pour les élèves.
S’appuyant sur des constats pédagogiques largement partagés, ils rappellent que ”les classes aux effectifs réduits permettent aux enseignants de consacrer plus de temps à chaque élève”, favorisant ”un suivi pédagogique personnalisé” et ”un engagement actif de l’élève dans ses études”.
Des impacts dès la maternelle
La fermeture d’une classe en maternelle suscite une inquiétude particulière. Selon les représentants, elle ”priverait nos tout-petits d’une attention nécessaire durant cette période cruciale de leur développement”. Ils insistent sur l’importance de cette première étape scolaire : ”C’est le moment où ils débutent leur parcours éducatif, et ils méritent un environnement qui favorise l’apprentissage plutôt qu’un système qui impose des limitations inutiles.”
En élémentaire, les conséquences seraient également notables. La disparition d’une classe ”risque de retarder le progrès des élèves en âge scolaire”, notamment parce qu’ils ”bénéficient grandement d'une pédagogie individualisée pour acquérir les compétences essentielles”.
Des enseignants sous pression
Les parents d’élèves pointent aussi les répercussions pour les équipes éducatives. Une augmentation des effectifs ”menace de surcharger nos enseignants déjà fortement sollicités”. Ils estiment que cette situation les conduirait à ”gérer de grandes classes au détriment de la qualité de l’enseignement offerte à chaque enfant”, limitant leur capacité à proposer un accompagnement adapté et des approches pédagogiques innovantes.
Une situation aggravée par des besoins spécifiques
Le communiqué souligne que l’école Helvétie accueille un dispositif UPE2A destiné aux élèves allophones. Ces derniers ”nécessitent une attention particulière et un accompagnement renforcé”. Leur inclusion dans des classes plus chargées ”rend cet accompagnement beaucoup plus difficile, tant pour eux que pour l’ensemble des élèves”.
Les représentants évoquent également ”le manque de moyens en ASH (Aide spécialisée aux élèves en difficulté)”, qui ”accentue encore ces difficultés”. Ils craignent que les élèves ayant des besoins particuliers ”ne pourront pas bénéficier du suivi nécessaire”, avec pour conséquence ”d’accroître les inégalités” et de mettre en difficulté à la fois élèves et enseignants.
Une pétition est lancée
Face à cette situation, les représentants des parents d’élèves lancent un appel : ”Nous vous appelons, parents, enseignants, et membres de la communauté éducative, à signer notre pétition pour demander au Directeur académique des services de l'Éducation nationale de reconsidérer cette décision.”
- Lien vers la pétition : www.change.org/p/dire-non-la-fermeture-de-2-classes


