Fusion Bourgogne Franche-Comté: Marie-Guite Dufay espère que «la raison l’emportera»

Publié le 23/02/2009 - 18:31
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:37

Selon le quotidien Le Monde, le comité présidé par Edouard Balladur proposerait la fusion entre les deux régions Bourgogne et Franche-Comté et la réduction du nombre de régions de 22 à 15 dès 2014.

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L’argument principal, selon cette proposition de la commission chargée de réfléchir à l’avenir de la décentralisation, serait la faible taille des régions françaises en comparaison à leurs voisines européennes et la nécessité d’atteindre une « taille critique ».
 
Marie-Guite Dufay, présidente PS du conseil régional de Franche-Comté, s’étonne de « pareils arguments ». « Ceux-ci ne correspondent pas du tout à la réalité puisque de nombreux pays européens comptent des régions plus petites que les régions françaises, et surtout parce que les Etats fédéraux comme l’Allemagne s’appuient sur une organisation territoriale différente ».
 
La présidente estimerait « plus utile que le travail sur la clarification des compétences de chaque collectivité soit achevé, que les ressources budgétaires soient sécurisées et qu’une véritable réforme de la fiscalité locale soit mise en oeuvre, avant que cette proposition ne soit à l’ordre du jour. Des actions de coopération sont actuellement engagées entre les régions Bourgogne et Franche-Comté. Elles peuvent se développer lorsqu’elles sont nécessaires, sans exiger une fusion entre les collectivités ».
 
Par ailleurs, Marie-Guite Dufay tient à rappeler que « la région n’est pas une construction technocratique, mais la reconnaissance d’une identité forgée par l’Histoire qui s’appuie sur des réalités quotidiennes. Mais après avoir entendu hier l’évocation d’une fusion entre les régions et les départements, aujourd’hui celle de la fusion entre certaines régions, et attendant une nouvelle proposition pour demain », elle espère que « la raison l’emportera ». Etonnée d’avoir appris un tel projet par la presse, elle préfère « éviter la polémique et consacrer toute son attention aux dossiers francs-comtois ».

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