Gel, pluie, mildiou : une année à oublier dans le vignoble jurassien

Publié le 12/09/2024 - 15:00
Mis à jour le 12/09/2024 - 15:23

Ils s’attendent à perdre entre 60 et 70% de leur récolte, parfois plus : pour les viticulteurs du Jura, le millésime 2024 devrait donner des vins d’une belle qualité mais en quantité très insuffisante, mettant en difficultés certaines exploitations.

©https://pixabay.com/fr/photos/raisins-raisins-de-cuve-riesling-2104086/ © Ove123/ Pixabay
©https://pixabay.com/fr/photos/raisins-raisins-de-cuve-riesling-2104086/ © Ove123/ Pixabay

Sécateur en main, Benoît Sermier cherche les raisins sur ses pieds de vignes. Sur une parcelle en pied de coteaux, sur les hauteurs de Domblans, il a planté du savagnin, un cépage typique du vignoble jurassien, mais après une année à la météo "compliquée", les fruits se font rares. "Typiquement là, je suis sur un pied qui donne deux toutes petites grappes, alors qu’une année classique, on aurait au moins 15 grappes. C’est vraiment pas grand-chose", se désole-t-il en ce premier jour des vendanges.

En 2023, la récolte avait eu lieu fin août. Si elle est si tardive cette année, commençant en moyenne autour du 10 septembre, c’est à cause d’un épisode de gel qui a fait beaucoup de mal, et retardé la floraison : entre le 22 et le 25 avril, les températures nocturnes sont tombées à -1°C, parfois -2°C.

Pas beaucoup de stocks

En plein milieu du printemps, "les vignes avaient déjà poussé sur trois ou quatre centimètres, c’était le début de la végétation, avec deux feuilles ouvertes", explique le vigneron de 33 ans, en montrant un sarment. "C’était des feuilles très fines, fragiles, et les températures négatives, ça les grille tout de suite : ça nous a fait perdre 60% de la récolte".

D’autres épisodes de gel printanier avaient déjà été enregistrés en 2017, 2019, et 2021. A chaque fois, plus de la moitié des capacités de production avaient été perdues. "Ca commence à être sérieusement ennuyeux pour les exploitations, notamment les jeunes qui viennent de s’installer", s’alarme celui qui est également président de la cave coopérative "Fruitière vinicole d’Arbois", réunissant 85 viticulteurs. "Ils ont besoin de vendre du vin pour gagner leur vie, mais les années précédentes n’ont pas permis de faire beaucoup de stocks."

En fonction de l’exposition ou de l’altitude des parcelles, les quelque 220 exploitations jurassiennes n’ont pas toutes été touchées de la même manière.

Pour Benoît Sermier et son frère Mathieu, qui ont repris et agrandi ensemble le domaine familial, même si le pire a été évité, ils ont dû réduire leurs équipes." Normalement on est 35 à 40 personnes dans les rangs. Aujourd’hui on est seulement 12 à couper, il y a une grosse différence. Le Jura embauche beaucoup moins cette année", concède-t-il.

"De mémoire de vigneron... "

Après plus de quatre heures d’effort à remonter les pentes avec des seaux de plusieurs kilos, le déjeuner, arrosé d’un Arbois Trousseau 2020, médaillé d’argent au concours général agricole, offre un répit bienvenu aux vendangeurs. Autour de la table dépliée au pied du camion, ils profitent d’un des rares rayons de soleil de l’année.

"Depuis octobre, on a eu des conditions climatiques très difficiles, avec de la pluie et du vent", avance Patrick Rolet, viticulteur bio et éleveur bovin à Cramans, retraçant ses douze derniers mois. "Imaginez-vous toute la journée dehors avec des 20, 30 millimètres de pluie, et jusqu’au 15 juillet comme ça... C’était tous les trois ou quatre jours qu’il fallait recommencer les traitements, surtout en agriculture biologique. De mémoire de vigneron, je ne sais pas si on a déjà eu autant de pluviométrie."

Ces précipitations et l’humidité persistante dans les vignes ont aussi facilité la diffusion du mildiou, qui a ravagé bien des parcelles. Pour bon nombre de professionnels, il a fallu prendre soin des ceps de vigne contre ce champignon pour sauver les raisins... de 2025.

"On est face à une perte historique sur les 25 dernières années", résume pour l’AFP Olivier Badoureaux, le directeur du Comité interprofessionnel des vins du Jura. "Une belle récolte, c’est environ 80.000 hectolitres. Cette année, si on fait entre 25 et 30.000, ça sera déjà bien. Heureusement, la qualité devrait être au rendez-vous."

(Source AFP)

Nature

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Franche-Comté : un week-end encore très chaud, avec un risque orageux

Selon les prévisions de Météo-France, la Franche-Comté devrait connaître un week-end des samedi 27 et dimanche 28 juin 2026 anormalement chaud. Après plusieurs jours de températures exceptionnellement élevées à l’échelle nationale, les quatre départements francs-comtois resteront sous l’influence d’une masse d’air très chaude et en vigilance rouge "canicule". Les maximales devraient fréquemment dépasser les 30 °C, voire approcher ou dépasser localement les 35 °C dans les secteurs de plaine. Une évolution orageuse demeure toutefois possible samedi. 

Canicule : la LPO Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences pour la faune sauvage

Alors que la France a connu, le 25 juin, sa journée la plus chaude jamais enregistrée avec une température moyenne de 30 °C sur 24 heures, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences de cet épisode caniculaire pour la faune sauvage. En pleine période de reproduction, de nombreux jeunes animaux sont victimes de la chaleur.

Une jeune femelle lynx remise en liberté dans le massif des Vosges

Une jeune femelle lynx a été remise en liberté dans les Vosges du Nord après plusieurs mois de prise en charge et de réhabilitation, a-t-on vendredi 26 juin 2026 de la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté. L'animal, qui avait été recueilli à l'automne dernier alors qu'il était en détresse, a retrouvé son milieu naturel à proximité de son lieu de découverte.

Une partie du département du Doubs passe en Alerte renforcée sécheresse

Le département du Doubs avait été placé en "Alerte sécheresse" le 18 juin dernier. Depuis, la situation s’est aggravée avec le passage du département en alerte rouge canicule. Face à ce constat et afin de préserver la ressource en eau, le préfet du Doubs, Rémi Bastile, a décidé de placer une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse".

À Besançon, la canicule pèse sur l’activité des commerces du centre-ville

À compter de 12h ce jeudi 25 juin 2026, la Franche-Comté passera en vigilance rouge, c’est-à-dire en vigilance "extrême canicule" selon Météo France. Alors que la saison estivale sonne généralement le début des bonnes affaires notamment avec l’arrivée des soldes mais aussi avec un climat d’été souvent propices aux déjeuners ou verre en terrasse, les fortes températures actuelles ont pour effet d’inverser cette tendance. Rencontres avec quelques commerçants du centre-ville bisontin qui témoignent du fait que la canicule n’est définitivement pas bonne pour les affaires.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage