Selon l'association, l'aventure a commencé lorsqu’”un premier groupe de citoyen·nes se réunit dans un café toulousain avec une ambition simple : faire disparaître les emballages jetables qui envahissent les salles de pause après les repas, en proposant aux professionnel·les de la restauration des contenants en verre consignés et réemployables”.
Sept ans plus tard, le réseau est présent sur dix territoires : Toulouse, Rennes, Besançon, la Côte d'Azur, Mulhouse, le Jura, La Rochelle, Lorient, les Côtes-d'Armor et Cherbourg. L'organisation affirme que ”des centaines de citoyen·nes, restaurateur·ices et commerçant·es” participent aujourd'hui au développement du réemploi local.
Créée en 2022 à Toulouse, En Boîte Le Plat France coordonne ce réseau national. Son objectif est de ”sortir la société de la logique du tout-jetable, en réintroduisant une solution collective d'emballages réemployables pour la vente à emporter sur les territoires”.

Plus de trois millions d'emballages évités
L'association met en avant les résultats obtenus depuis le lancement du dispositif. Selon les chiffres communiqués, le projet a été déployé auprès de 250 commerces dans dix villes françaises et a permis d'éviter ”l'utilisation de plus de trois millions d'emballages jetables”.
Le réseau souligne également son impact économique et social, indiquant que cette initiative citoyenne a créé 22 emplois à l'échelle nationale.
Aujourd'hui, En Boîte Le Plat souhaite franchir une nouvelle étape. Son ambition est ”d'accélérer, amplifier, généraliser le réemploi local pour le rendre incontournable” et de ”reléguer les emballages à usage unique à un lointain souvenir”.
Un contexte marqué par les débats autour de la loi AGEC
L'association inscrit sa démarche dans le cadre des objectifs fixés par la loi AGEC (Anti-gaspillage pour une économie circulaire), adoptée il y a six ans pour favoriser la réduction des déchets et encourager l'économie circulaire. Dans son communiqué, elle estime toutefois que cette loi reste ”insuffisamment appliquée” et qu'elle est ”prise pour cible par les lobbies du plastique”.
Pour appuyer son argumentation, En Boîte Le Plat cite une étude du PEW Charitable Trusts selon laquelle ”la pollution liée aux emballages pourrait être quasiment éliminée grâce à des actions concertées telles que les systèmes de consigne et la réutilisation”.
L'association évoque également des ”dysfonctionnements confirmés de la redistribution des éco-contributions perçues par les éco-organismes” qui ”fragilisent directement les modèles économiques des associations territoriales En Boîte Le Plat et menacent la pérennisation des actions menées”.
Une campagne nationale d'adhésion
Face à ces enjeux, En Boîte Le Plat France a lancé, le 29 avril 2026, une campagne nationale d'adhésion. L'objectif affiché est de réunir 5.000 membres afin de soutenir financièrement et politiquement le développement du réemploi. L'association souhaite ainsi ”provoquer des prises de conscience”, ”rendre acteur·rice du changement chaque adhérent·e” et accompagner les citoyens vers des pratiques de consommation plus durables.
Au cœur de cette campagne figure une vidéo réalisée avec L'Ami des lobbies. Celle-ci vise à mettre en lumière, selon l'association, les mécanismes qui freinent encore le développement du réemploi et à encourager le passage à l'action.
”Le réemploi a aujourd'hui encore besoin de moyens pour faire bouger les lignes. Adhérer est une manière simple de soutenir la solution En Boîte Le Plat qui existe déjà sur 10 territoires en France, depuis 7 ans !”, souligne le communiqué.
Des adhésions accessibles dès un euro
La campagne est ouverte à tous via la plateforme HelloAsso. Les adhésions sont proposées à partir d'un euro. L'association précise qu'une adhésion de 30 euros revient à 10,20 euros après déduction fiscale. Les fonds collectés doivent permettre de ”pérenniser et amplifier les actions En Boîte Le Plat” ainsi que de ”sécuriser les emplois au sein des associations territoriales”.
La campagne est relayée sur les réseaux sociaux d'En Boîte Le Plat France, notamment sur Instagram, Facebook et LinkedIn.



