Gratuité partielle des transports dans le Grand Besançon : L. Croizier dénonce une "fausse bonne idée" coûteuse

Publié le 12/04/2025 - 17:50
Mis à jour le 15/04/2025 - 08:47

La décision du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole d’instaurer une gratuité partielle du réseau de transports en commun suscite de vives réactions. Le député du Doubs, Laurent Croizier, qui est aussi conseiller communautaire, dénonce une mesure inefficace et financièrement lourde, pointant l’absence d’impact réel sur la mobilité et le pouvoir d’achat.

Votée le 10 avril, cette gratuité partielle représente un coût estimé à 2,7 millions d’euros. Une dépense que l’élu centriste juge injustifiée : "La gratuité n’existe pas, il y a toujours quelqu’un qui paie !", rappelle-t-il d’emblée, soulignant que cette mesure sera financée par les entreprises, les ménages ou les usagers eux-mêmes.

Selon Laurent Croizier, aucune étude ne vient étayer une demande forte de gratuité de la part des habitants. Il insiste : "Aujourd’hui, plus de 80 % du coût réel d’un titre de transport Ginko est financé par la collectivité", précisant que les tarifs du réseau bisontin comptent déjà parmi "les plus faibles de France".

"Ce seront 2,5 millions d’euros de taxes supplémentaires prélevées sur les entreprises"

Au lieu d’une gratuité qu’il qualifie de "d’apparence", le député appelle à se concentrer sur les attentes concrètes des habitants : "Très majoritairement, les Grands Bisontins demandent plus de bus dans les communes périphériques et dans les quartiers de Besançon. En effet, à quoi bon la gratuité si les dessertes et les fréquences de passage ne correspondent pas aux besoins des habitants ?"

Le député déplore par ailleurs les conséquences économiques de cette mesure pour les acteurs locaux. Le financement reposerait en grande partie sur une hausse de la taxe "versement mobilité", pesant lourdement sur les structures du territoire : "Ce seront 2,5 millions d’euros de taxes supplémentaires prélevées sur les entreprises, 450 000 € sur l’hôpital Minjoz, 170 000 € sur l’université Louis et Marie Pasteur, 100.000 € sur la ville de Besançon..." La liste continue, illustrant un impact qu’il juge disproportionné.

Laurent Croizier, député du Doubs © Alexane Alfaro

L’élu met aussi en garde contre les répercussions indirectes sur l’emploi : "Cette taxe est directement calculée sur la masse salariale. Ce sont les salariés et les contribuables qui paieront, in fine, la note." Et de conclure fermement : "Cette proposition est, en réalité, une mesure anti-augmentation de salaire et anti-pouvoir d’achat."

Laurent Croizier lance une pique : "Si la prospérité et le bonheur se mesuraient par la fiscalité, la France serait le pays le plus prospère et le plus heureux du monde." Pour lui, la priorité devait aller à l’amélioration de l’offre de service, seule option "utile, sociale et environnementale" selon ses mots. Et de prévenir : "Je crains fort que le mur de la dette, les efforts budgétaires prochains et la situation internationale ne ramènent très vite tout le monde à la raison."

Politique

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Annie Genevard invite industriels et distributeurs à “se remettre autour de la table”

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi 16 avril 2026 industriels et distributeurs à "se remettre autour de la table" pour voir comment "partager" les coûts supplémentaires qu'entraînera l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, sans nécessairement rouvrir les négociations commerciales "qui ont été dures".

La loi sur le 1er-Mai saute la case des débats à l’Assemblée, la CGT dénonce un “coup de poignard”

La gauche et les syndicats dénoncent un "passage en force" : les députés ont approuvé vendredi 10 avril 2026 le rejet préalable du texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai demandé par les macronistes pour éviter "l'obstruction" et accélérer son parcours législatif.

Éric Liégeon interpelle le gouvernement sur l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du Département du Doubs

Ce mardi 7 avril, lors des questions orales sans débat à l’Assemblée nationale, le député LR du Doubs Éric Liégeon a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics sur l’élargissement du versement de l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du département du Doubs, et plus particulièrement du Haut-Doubs.

Dominique Voynet dénonce les suppressions de postes et de classes dans le Doubs

La députée Les Écologistes du Doubs, Dominique Voynet, a publié un communiqué le 1er avril 2026 pour exprimer son soutien aux enseignants mobilisés contre les réductions de postes prévues à la rentrée 2026. Selon elle, les annonces gouvernementales ne reflètent pas la réalité sur le terrain.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.1
couvert
le 02/05 à 21h00
Vent
2.43 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
80 %

Sondage