Journée des droits des femmes : "Chiche, en 2015 la parité dans les exécutifs départementaux ?"

Publié le 04/03/2015 - 11:51
Mis à jour le 04/03/2015 - 11:52

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes qui se déroulera le 8 mars 2015, Brigitte Monnet, conseillère régionale de Franche-Comté, maire de Vincelles (Jura) et porte-parole EELV Franche-Comté, fait un bilan de l’évolution de la place de la femme dans le monde politique et des élus, à l’heure pendant laquelle le mot « parité » est dans toutes les bouches…

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"Chiche, en 2015 la parité dans les exécutifs départementaux ?

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, est aussi le moment de faire le bilan sur l’avancée de ces droits notamment dans le monde politique. 

Au-delà des paroles, il y a les données réelles, toujours aussi affligeantes, qui montrent qu’en France en 2014, suite aux élections municipales, si 35 % des élus municipaux sont des femmes, 86 % des maires sont des hommes, vous avez dit parité ?  La parité au niveau des adjoints pour les communes de plus de 1000 habitants n’a eu lieu que quand elle a été rendue obligatoire. Qu’en sera-t-il des futures assemblées départementales ? 

Aujourd’hui, seulement 13,8 % de femmes conseillères générales. Il convient de noter que les conseils généraux étaient les plus rétifs à l’arrivée des femmes dans leur assemblée. Le nouveau scrutin permettra enfin de féminiser les conseils départementaux via le binôme paritaire, mais qu’en sera-t-il des exécutifs ? Là ou se prennent les décisions ? Aujourd’hui le constat est sans appel. En Franche-Comté, le Jura détient le bonnet d’âne avec une seule vice-présidente pour dix, suivi de près par le Doubs. L’exécutif du Territoire-de-Belfort quant à lui est paritaire.
J’invite chaque candidat aux élections départementales à s’engager officiellement pour faire respecter la parité dans les futurs exécutifs. 

J’invite chaque parti politique à s’engager pour qu’il y ait parité au niveau national pour les têtes des exécutifs.
De plus, on observe, même dans les médias, que cette parité ne semble pas à l’ordre du jour. Sur France 3, le premier débat sur les départementales en Haute-Saône : 3 hommes, 0 femme… Celui pour le Jura : 3 hommes, 1 femme. Quid du troisième débat ?
Depuis toujours EELV se bat pour que les listes de candidats aux élections soient toutes à 100 % paritaires, et c’est possible.

Brigitte Monnet"

(Communiqué)

Politique

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