Jura : Saint-Claude se mobilise pour « sauver » la maternité et la chirurgie de son hôpital

Publié le 17/04/2018 - 08:18
Mis à jour le 17/04/2018 - 08:18

Entre 180 et 350 personnes se sont rassemblées ce lundi 16 avril 2018 devant l'hôpital de Saint-Claude (Jura), selon la  gendarmerie et la mairie, pour "sauver" la maternité et la chirurgie de l'établissement et dire "non" à leur fermeture.

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Avec la fermeture des deux services, certains de ses patients seront à  « deux heures de route » de l’hôpital de Lons-le-Saunier en hiver. « On est en train de démonter un service hospitalier, il y a la volonté  d’enterrer l’hôpital », a déclaré à l’AFP Jean-Louis Millet, maire de  Saint-Claude, une commune de 9.500 habitants située au coeur du massif du Jura  qui a jusqu’à présent « bénéficié de l’exception géographique ».

La maternité fermée

A partir de lundi, le service de chirurgie du centre hospitalier de  Saint-Claude passera en chirurgie ambulatoire. Il sera ouvert seulement le  lundi et le mardi, « c’est très dommageable », regrette-t-il. La maternité de l’hôpital a été officiellement fermée le 3 avril. « Il y aura des accouchements qui se passeront dans les ambulances et des bébés qui  arriveront morts à l’hôpital de Lons-le-Saunier, au bout de 2 heures de route  pour certaines patientes des villages du Haut-Jura », s’alarme l’édile,  soulignant les difficultés de circulation dans cette zone montagneuse en hiver.

L’Agence régionale de Santé (ARS) fait valoir que « les femmes continuent de  bénéficier d’un suivi pré et post-natal complet à Saint-Claude, par le relais  du nouveau centre périnatal et pédiatrique de proximité ».

« La sécurisation des transports des femmes enceintes, en particulier en cas  d’accouchement inopiné » sera garantie et les professionnels des urgences de  l’hôpital ont bénéficié « d’une formation dispensée par le  gynécologue-obstétricien de Lons-le-Saunier », précise l’agence.

Des effectifs médicaux insuffisants

L’ARS explique la réorganisation de ces services par « des effectifs médicaux insuffisants » – une douzaine d’emplois vacants à Saint-Claude – et un « importants taux de fuites de patients vers d’autres établissements ».

« En 2016, plus de 40% des jeunes mères du bassin de vie couvert par le  Centre hospitalier de Saint-Claude ont choisi d’accoucher dans un autre  établissement », selon l’agence. Le Centre hospitalier de Saint-Claude a enregistré un déficit de 3 millions d’euros en 2016 pour un budget hospitalier de 24 millions d’euros, indique  l’ARS.

« On détruit la proximité tous les jours, pour des raisons comptables« ,  déplore Jean-Louis Millet. Selon lui, « on parle beaucoup de la violence faite aux femmes, mais la première des violences faites aux femmes, c’est la fermeture d’une maternité ».

(source AFP)

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