L'élue rappelle que la gestion différenciée des espaces verts est mise en œuvre dans de nombreuses collectivités et souligne que Besançon figure parmi les villes les plus végétalisées de France. Selon elle, une prairie fleurie située à proximité de la station de tram Micaud, photographiée le 29 mai 2026, constituait un espace favorable à la biodiversité et à la régulation thermique.

Elle indique que cette végétation a été tondue dès le 2 juin, laissant place à un gazon très ras. Selon le communiqué, cette intervention est arrivée peu avant un épisode caniculaire annoncé. Séverine Véziès affirme que les études scientifiques montrent que les végétaux plus hauts contribuent à réduire la température des sols et à améliorer le confort thermique en milieu urbain.
Le communiqué évoque également la plantation de fleurs ornementales le 25 juin, réalisée selon l'élue "sans paillage".
Deux jours plus tard, les plantations présentent déjà des signes de faiblesse malgré un arrosage important. Séverine Véziès estime que cette situation ne permettrait d'obtenir ni un résultat esthétique durable ni un effet significatif sur le rafraîchissement urbain.
Une politique municipale jugée incohérente
L'élue considère que ces différentes interventions soulèvent des interrogations sur la stratégie municipale en matière d'adaptation climatique :”Cette succession de décisions interroge profondément la cohérence de la politique municipale en matière d'adaptation climatique.”
Elle critique également le coût de ces aménagements :”Et tout ça aux frais des bisontin•es avec une facture de 250 000 euros sans l’entretien et l’usage d’une ressource qui deviendra de plus en plus rare : l’eau.”
Un appel à une gestion plus durable
Dans son communiqué, Séverine Véziès appelle à privilégier les prairies fleuries, les végétaux adaptés au climat et les techniques permettant de conserver l'humidité des sols.
Selon elle, "il est urgent d’agir pour renouer avec une gestion durable, sobre et scientifiquement fondée des espaces verts, privilégiant les prairies fleuries, les végétaux adaptés au climat et les techniques de conservation de l'humidité plutôt que des aménagements coûteux, fragiles et inefficaces en période de canicule.”
L'élue estime également que la fréquence des épisodes de fortes chaleurs impose une évolution des pratiques :”Ces épisodes de fortes chaleurs vont se multiplier, il serait temps de l'entendre et d'agir en conséquence.”
En conclusion, elle formule une critique de la politique municipale à travers une référence mythologique : ”À force de cultiver le culte de l'apparence, la municipalité risque surtout de ne plus voir que des ”Narcisses” fanées.”
Infos +
Le communiqué précise que les arguments avancés s'appuient notamment sur les recommandations de l'ADEME, de l'Office français de la biodiversité (OFB) et du CEREMA concernant l'adaptation des villes au changement climatique, la préservation de la biodiversité et la gestion durable des espaces verts.


