Le Concours international de jeunes chefs d'orchestre séduit l'Asie

Publié le 19/09/2013 - 14:00
Mis à jour le 19/09/2013 - 14:01

Avoir une technique irréprochable en sachant transmettre des émotions au jury, c’est le défi des candidats du Concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon qui a vu naître de grands chefs japonais et attire toujours plus de brillants chefs asiatiques.

Élégant dans son costume noir au nœud papillon banc, le Taïwanais Yao-Yu Wu, 24 ans, est aérien et précis lorsqu'il travaille l'opéra La Dame de Pique (1890) de Tchaïkovsky avec l'Orchestre national de Lorraine, sous les yeux experts des sept membres du jury, présidé par le chef d'orchestre allemand Gerd Albrecht.

"C'est un concours très important, les épreuves se déroulent avec un très bon orchestre et un jury très professionnel", estime Yao-Yu Wu, ravi de participer à ce concours "remporté par de grands chefs d'orchestres comme le Japonais Seiji Ozawa".

Mercredi, à l'issue de l'épreuve d'opéra et de l'épreuve d'oratorio qui a suivi, Yao-Yu Wu a été sélectionné avec l'Allemand Kiril Stankow et le Hongrois Huba Holloköi pour la finale samedi du 53e Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon, le plus prestigieux au monde dans sa catégorie.

Pour sa compatriote Kai-Hsi Fan, 30 ans et seule femme parvenue jusqu'en demi-finale, "l'opéra est le répertoire le plus difficile à diriger car il faut avoir les yeux partout, dans la fosse avec l'orchestre et sur la scène avec les chanteurs".

Montée en puissance de l'Asie

Ces deux jeunes Taïwanais font partie d'une nouvelle génération asiatique de plus en plus présente au concours bisontin. "Depuis quelques années, nous avons une montée en puissance de l'Asie", constate le directeur du festival, Jean-Michel Mathé.

Quelques 296 candidats de 47 nationalités s'étaient présentés cette année aux présélections de Berlin, Besançon, Montréal et Pékin. Seulement 20 ont été choisis pour venir disputer les phases finales du concours de Besançon, du 16 au 21 septembre, et parmi eux neuf étaient originaires du continent asiatique.

"Il y a une grande envie de ces nations de s'approprier le répertoire occidental et elles ont un réseau d'écoles et de conservatoires très organisé", souligne M. Mathé.

Selon le directeur, "depuis quelques années, on constate une émergence de candidats chinois", même si aucun n'est parvenu en finale. "Ces chefs cultivent l'excellence et il y a également un effet de nombre".

Le pays d'Asie le plus lié au Concours de chefs d'orchestre de Besançon reste néanmoins le Japon.

"Au Japon, tout le monde connaît le concours de Besançon, car Seiji Ozawa a été le premier chef japonais à le gagner en 1959" avant de devenir l'un des plus grands chefs d'orchestre au monde, explique Misato Mochizuki, compositrice japonaise en résidence à Besançon et membre du jury du concours 2013.

Cinq lauréats japonais aux dix dernières éditions

Seiji Ozawa, aujourd'hui âgé de 78 ans, a raconté dans un livre autobiographique "comment il s'est rendu au concours de Besançon après un voyage de plusieurs mois en bateau, à vélo…. Les Japonais adorent ce genre d'archétypes qui montrent qu'en travaillant dur, on peut gagner", estime Mme Mochizuki.

Le concours de Besançon, créé en 1951, se tient une fois tous les deux ans et les chefs japonais ont remporté la moitié des dix dernières éditions, dont les deux dernières en 2009 et 2011.

"Pour les Japonais, la patrie de la musique classique c'est l'Europe, et obtenir une victoire dans un concours de musique classique européen c'est très important. 90% de nos grands chefs d'orchestre ont gagné un jour le concours de Besançon", ajoute-t-elle, citant Yutaka Sado (lauréat en 1989), Tatsuya Shimono (en 2001) et Kazuki Yamada, qui connaît une carrière fulgurante depuis sa victoire en 2009.

(Source : AFP)

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