Le ministre est venu échanger au sujet des récents 150 projets industriels "stratégiques" en matière de "souveraineté, de production énergétique et de décarbonation de notre pays", a expliqué en préambule du point presse Sébastien Martin. Ces projets identifiés sur le territoire français sont appelés également "cathédrales" car l’État souhaite s’inspirer de la simplification et de l’accélération des procédures mises en place afin d’accélérer la reconstruction de Notre-Dame de Paris pour appliquer la méthode à ces mêmes projets industriels. "Il n’y a rien de pire pour un porteur de projet industriel que d’avoir 36 interlocuteurs, que d’avoir en face de lui quelque chose qui n’est pas organisé, structuré, aligné pour accompagner la réussite de son projet", a insisté le ministre.
Mobilisation et organisation comme mots d’ordre
Services de l'État, opérateurs publics et collectivités territoriales ont ainsi été sollicités afin de "faire un point sur l’ensemble de ces projet, voir leur état d’avancement, voir s’il y avait des difficultés à faire avancer", a énuméré le ministre qui souhaite désormais mettre en œuvre une méthode de gouvernance "fondée sur le dialogue et l'action, déclinée dans chaque région, pour lever les blocages et faire avancer la réindustrialisation". "Parfois il y a des freins à lever mais finalement pas tant que cela" a analysé le ministre, "la plupart du temps dès lors que les territoires sont organisés, qu’il y a une structuration qui se met en place soit autour des élus locaux soit autour du sous-préfet et que l’on pilote l’implantation des projets industriels eh bien les choses avancent". Pour lui, le travail en mode projet permet notamment de "régler des choses qui pouvaient être perçues comme des freins au départ mais qui sont en fait des incompréhensions dans le dialogue entre une administration et un porteur de projet".
14 projets industriels stratégiques en Bourgogne-Franche-Comté
En Bourgogne-Franche-Comté, 14 de ces projets stratégiques ont ainsi été identifiés. Parmi ceux-ci, figurent par exemple le projet porté par la filière nucléaire avec Arabelle dans le Territoire de Belfort et celui d’Alstom qui souhaite multiplier son usine de production par deux. "Quand il y a des projets comme ceux-là qui sont générateurs d’emplois, de valeur ajoutée, il faut les faire aboutir, surtout s’il y a de la souveraineté en jeu", a expliqué Sébastien Martin.
Les autres projets se trouvent en Saône-et-Loire, dans la Nièvre, dans l’Yonne ou encore en Côte d’Or avec Safran qui possède un enjeu de souveraineté en matière de défense et d’aéronautique. En revanche aucun de ces grands projets stratégiques n’a été identifié dans le Doubs.
Cela ne veut pas dire que d’autres projets locaux n’ont pas été abordés. Le conseil régional et les intercommunalités ont ainsi souhaité faire examiner d’autres dossiers comme celui de Seb en Haute-Saône ou de Cristel dans le Pays de Montbéliard. "Mon boulot c’est de m’assurer que l’on a mis en place la meilleure organisation possible pour faire aboutir ces sujets", a rétorqué monsieur Martin.

Le ministre délégué chargé de l’Industrie poursuivra son tour des régions dans les différents territoires de France pour accompagner le développement des projets industriels. À l’issue de sa visite à Besançon, Sébastien Martin a ainsi pris la direction de Pontarlier pour visiter le site de Schrader Pacific Advanced Valves, entreprise spécialisée dans la conception, le développement et la fabrication de solutions de gestion des fluides destinées notamment aux constructeurs et équipementiers automobiles.


