L'édile apparaît rue Nodier, près de la préfecture, à proximité de l’un des lieux d’affrontements entre manifestants et policiers, aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier.
Affirmant avoir suivi les événements tout au long de la journée, il évoque des ”scènes de chaos” qu’il attribue à l’ultra-gauche. ”Ce sont des voyous aujourd’hui qui ont saccagé notre ville”, déclare-t-il, avant d’appeler les habitants au calme et à l’apaisement.
Le maire rappelle que le droit de manifester ne saurait justifier les violences : ”Manifester est un droit, casser est un délit.”
Des dégradations aux conséquences financières pour la collectivité
Ludovic Fagaut insiste sur le coût des réparations à venir pour les finances publiques. Selon lui, les sommes nécessaires à la remise en état des espaces dégradés ne pourront pas être consacrées à d’autres actions municipales.
”Tout ce qui a été vandalisé sur le territoire bisontin, c'est de l'argent public aujourd'hui qui, malheureusement, va être contraint d'être utilisé alors qu'on aurait pu l'utiliser au bénéfice de d'autres actions sur le territoire”, affirme-t-il dans la vidéo.
Le maire demande également que les auteurs des dégradations assument financièrement les dommages causés. ”Nous demandons vraiment que le casseur soit le payeur”, déclare-t-il, en appelant à ce que les responsables puissent payer pour les biens qu’ils ont dégradés.
Le CIC et la boutique Lacoste cités parmi les commerces touchés
Dans son intervention, l’édile mentionne plusieurs établissements dont les vitrines auraient été vandalisées au cours des événements. Il cite notamment le CIC et la boutique Lacoste.

Le maire exprime son soutien aux commerçants concernés et évoque les répercussions possibles sur l’activité professionnelle des salariés. ”Je pense qu'il y aura des personnes qui vont se retrouver au chômage technique, malheureusement, à partir de lundi”, avance-t-il.
Le maire mise sur les images de vidéo-protection
Ludovic Fagaut souhaite que les images enregistrées lors des événements puissent contribuer à l’identification des auteurs. Il indique espérer "que la justice pourra utiliser l'ensemble des vidéos qui auront été extraites, des caméras de vidéos protection”.
Il précise également que le centre de supervision urbain a fonctionné pendant les événements.
Une condamnation assortie d’une mise en cause politique
La vidéo comporte également une dimension politique. Sans nommer d’organisation, Ludovic Fagaut estime que certaines formations pourraient se réjouir des événements. ”Peut-être que certaines organisations politiques vont en tout cas être ravies de ce chaos”, avance-t-il.
Il affirme néanmoins que son équipe municipale ne laissera pas la situation s’installer et conclut sur la détermination de la majorité à accompagner les habitants.


