La préfecture précise que plusieurs centaines de policiers et gendarmes, appuyés par une unité de forces mobiles, ont été mobilisées sur l'ensemble du département, et notamment en périphérie de Besançon et aux abords du centre-ville "afin de faire respecter l'arrêté préfectoral d'interdiction de manifestation, de prévenir les troubles à l’ordre public et de garantir la sécurité de tous".
Dans son communiqué, elle souligne que malgré cette interdiction, un cortège qualifié de "sauvage", c’est-à-dire "sans encadrement et ne respectant aucun parcours", puisque l’intersyndicale avait finalement retiré son parcours de manifestation (initialement déposé en préfecture) à la suite de l’arrêté préfectoral visant à interdire l’accès au centre-ville, a réuni environ 4.5000 manifestants.
Ni dégradation, ni dégât de commerce
Cette manifestation n’a cependant entraîné "aucune dégradation et aucun dégât de commerce", souligne la préfecture dans son communiqué. L'interdiction de rassemblement dans le centre-ville de Besançon a, selon elle, "été assurée par l’action déterminée et professionnelle des forces de l’ordre". Il est utile de rappeler que les manifestants n’ont toutefois pas tenté de rentrer dans le centre-ville bisontin et se sont contentés de s’asseoir ou de danser devant les policiers et gendarmes venus restreindre l’accès au Pont Battant.
La préfecture précise toutefois que les forces de sécurité intérieure ont procédé à huit interpellations, dont on ignore pour l’heure les motifs. Au cours de celles-ci, un policier semble avoir été blessé, mentionne la préfecture du Doubs. Les interpellations pourraient avoir eu lieu lorsqu’une partie du cortège, situé près de la fac de sports, a tenté d’accéder à la rocade menant à Valentin, avant d’en être finalement dissuadé par les forces de l’ordre et de faire demi-tour.


