Présidentielle: «Travailleuses, travailleurs…», le retour

Publié le 11/02/2012 - 18:12
Mis à jour le 11/02/2012 - 23:26

Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière à la présidentielle, a décidé de conserver la phrase mythique d’Arlette Laguiller pour entamer ses discours. A Besançon comme ailleurs. 

« Travailleuses, travailleurs…». Devant quelque 150 militants, Nathalie Arthaud a commencé son intervention cet après-midi à Besançon comme Arlette Laguiller l’a fait des centaines de fois, notamment pendant ses six campagnes présidentielles.

« Ce n’est pas seulement un slogan. Nous sommes convaincus que les travailleurs peuvent changer la société jusqu’à contester le pouvoir du capital et œuvrer pour construire une autre société sur une base communiste », a précisé Nathalie Arthaud lors d’une conférence de presse.

Lors du meeting de Lutte Ouvrière dans la capitale comtoise, la candidate, désormais en « congé électoral » de son poste de professeurs d’économie et de gestion, a décliné son « programme de lutte » en insistant particulièrement sur l’interdiction des licenciements et l’augmentation des salaires.

« Les actionnaires qui ne font rien de leurs dix doigts ne coûtent jamais trop cher aux patrons et aucun gouvernement n’a jamais empêché les patrons de faire ce qu’ils voulaient », a-t-elle souligné en digne héritière d’Arlette Laguiller.

Se présentant comme la seule « candidate communiste », une manière de rappeler que le PCF s’est rangé derrière Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud a toutefois estimé que « tous les courants doivent se faire entendre y compris dans les luttes ». « Pour moi, le seul vote utile c’est de dire ce que l’on pense au premier tour, sachant que ce ne sont pas les élections qui changent les choses mais les luttes », a poursuivi la candidate en stigmatisant « les trahisons des gouvernements socialistes soutenus par les communistes », mais aussi « le mépris social de Sarkozy ».

« On ne sait pas quand la révolte éclatera. Il faut des années pour passer du désespoir à l’espoir, mais il faut se préparer à se défendre et renouer avec les luttes. Les travailleurs ont la force en eux », a lancé Nathalie Arthaud qui, contrairement à d’autres « petits » candidats, a reconnu être « près du but » en ce qui concerne la collecte des parrainages. « Grâce à une forte mobilisation militante, nous sommes capables de passer cet obstacle pas très démocratique ». 

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