Prêtre accusé de pédocriminalité : les juges veulent étendre l'enquête au Maroc

Publié le 01/10/2025 - 17:25
Mis à jour le 01/10/2025 - 17:31

Les juges instruisant l'affaire d'un prêtre incarcéré pour agressions sexuelles sur mineurs en Bourgogne ont demandé au Maroc de réaliser des actes pour leur enquête, a indiqué mercredi 2 octobre 2025 la Chambre de l'instruction à Dijon.

"Une commission rogatoire internationale a été lancée auprès des autorités marocaines", a indiqué le président de la Chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon, Dominique Brault, lors d'une audience du père Yves Grosjean où sa demande de remise en liberté a été rejetée.

M. Brault n'a pas spécifié quels actes d'enquête la justice française demande au Maroc. Le père Grosjean a été mis en examen et incarcéré, fin mai, à la suite de la plainte d'un jeune homme pour des agressions sexuelles survenues en France et remontant à 2010, quand il avait 12 ans. Le prêtre fait l'objet d'accusations similaires à Rabat, où il a officié de 2017 à 2024. Depuis cette mise en examen, le prêtre âgé de 68 ans a reconnu trois autres actes en France.

Mais un collectif a recensé 17 victimes potentielles, sur un total de 57 hommes joints en France par l'association parce qu'ils ont été en contact avec le prêtre quand ils étaient mineurs. Le curé a dû être en contact avec "400 à 500" mineurs durant sa carrière en Bourgogne, a évalué auprès de l'AFP la présidente du collectif, Emmanuelle Dancourt.

Ce chiffre ne concerne pas les sept années que le père Grosjean a passées à Rabat après y avoir été "exfiltré" en 2017 à la suite d'une première plainte pour agressions sexuelles sur mineur en France, depuis classée sans suite. Il y est rentré en 2024, après de nouvelles accusations, cette fois au Maroc. A l'audience de mercredi, le père Grosjean a répondu par un "non" ferme à une question sur de possibles agressions commises au Maroc.

Le collectif de victimes a publié lundi une lettre ouverte dénonçant "les silences" des diocèses de Dijon et Rabat sur leur "attitude et leur réponse (...) face aux comportements réitérés de ce prêtre". L'archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero, a réagi auprès de l'AFP, assurant n'avoir reçu "aucun signalement" concernant le père Grosjean. "C'est moi-même qui ai observé des comportements que j'estimais non convenables et dangereux pour un prêtre", a-t-il dit, mais la justice n'a pas été saisie car ces "comportements ne constituaient pas des actes délictuels".

A Dijon, le diocèse a rappelé que le père Grosjean avait été interdit "de tout ministère auprès de mineurs" en 2024, après la plainte qui a conduit à son incarcération.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.95
légère pluie
le 03/02 à 00h00
Vent
2.32 m/s
Pression
995 hPa
Humidité
92 %