Réforme du collège : "la gauche supprime tout ce qui marchait bien" selon Annie Genevard

Publié le 19/05/2016 - 10:52
Mis à jour le 19/05/2016 - 10:53

Annie Genevard, député du Doubs Les Républicains, fait le bilan un an après le décret de la réforme du collège qui devrait être mis en application à la rentrée 2016. Malgré quatre grèves contre cette réforme, la députée observe que « la Gauche supprime tout ce qui marchait bien » et souhaite son abrogation.

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"Fuyant le débat, ignorant la contestation et sans consultation préalable, il y a un an, le 19 mai 2015, la Ministre de l’Education publiait en catimini par décret la réforme tant décriée du collège. Alors qu’elle s’était déclarée « ouverte à la discussion », elle infligeait par là-même un véritable camouflet au monde enseignant qui avait manifesté la veille contre ce projet.

Force est de constater qu’un an et quatre grèves plus tard, cette réforme mal née ne convainc toujours personne. Pire même, la Ministre perd le précieux soutien de la FCPE  qui vient d’adopter une motion critiquant cette réforme. Elle dénonce à son tour des nouvelles pratiques pédagogiques peu définies, un manque de concertation préalable et de moyens alloués à cette réforme. 

Les retours de terrain sur les journées de formation sont mauvais. Professeurs, proviseurs et parents d’élèves appréhendent déjà la rentrée de septembre 2016 lorsque la réforme entrera en vigueur, en même temps que les manuels des nouveaux programmes, objets de nombreuses critiques.

Dans un climat particulièrement tendu socialement, le rejet de cette réforme frappe par sa persistance. Au nom d’une conception dévoyée de l’égalité, la Gauche supprime tout ce qui marchait bien, comme les classes européennes et bilangues ou encore les langues anciennes, alors qu’au contraire le bon sens commande de multiplier ce qui marche et qui a fait ses preuves et non de le supprimer.  Elle propose des dispositifs bien peu convaincants comme les désormais tristement célèbres « enseignements pratiques interdisciplinaires ». C’est pourquoi, les Républicains souhaitent l’abrogation de cette réforme."

(Communiqué)

Politique

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