Un maire de Bourgogne prend un arrêté pro-pesticides

Publié le 07/10/2019 - 17:05
Mis à jour le 07/10/2019 - 16:17

A contre-courant de l’opposition aux produits phytosanitaires, le maire d’une petite commune de l’Yonne a pris un arrêté en faveur des pesticides, dans lequel il énumère les substances plus dangereuses, selon lui, que celles mises en oeuvre dans « les pratiques agricoles modernes ».

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"J'autorise l'utilisation des produits phytosanitaires de synthèse et naturels sur l'ensemble du territoire communal de Fouronnes" (165 habitants), affirme Luc Jacquet, lui-même agriculteur, dans cet arrêté volontairement provocateur et humoristique.

"Il (serait) nécessaire de retourner aux usages antérieurs au XVIIIe siècle"

"Avant d'appliquer toute nouvelle réglementation pénalisant exclusivement l'agriculture", la mairie devrait d'abord interdire cigarettes mais aussi "viandes grillées, boissons chaudes et autre malbouffe" ou encore "tous véhicules à moteur", explique-t-il, en faisant référence à des études épidémiologiques.

"Pour prémunir les habitants de toutes nuisances, il (serait) nécessaire de retourner aux usages antérieurs au XVIIIe siècle", peut-on encore lire dans cet arrêté transmis lundi à l'AFP.

Les pesticides de synthèse ne sont "pas plus dangereux que les pesticides biologiques"

"Je veux simplement remettre les pendules à l'heure", a expliqué Luc Jacquet, qui dit lui même "chercher à diminuer l'usage" des pesticides dans son métier de cultivateur mais assure qu'il n'y a parfois "pas le choix" et dénonce "la pression" mise aujourd'hui sur les agriculteurs.

Les pesticides de synthèse ne sont "pas plus dangereux que les pesticides biologiques", a-t-il ajouté, estimant que leur interdiction obligerait la France à importer des marchandises produites ailleurs de façon moins vertueuse.

En "autorisant tout le monde" à utiliser des pesticides, "je vais contre la loi", reconnaît l'élu, qui s'attend à ce que cet arrêté, pris le 23 septembre et repéré initialement par le magazine Le Point, soit annulé par la préfecture.

Infos +

En octobre 2017, le tribunal administratif de Dijon avait annulé, à l'inverse, un arrêté du maire de Saint-Julien-du-Sault, une autre commune de l'Yonne, l'un des premiers à interdire l'usage des produits phytosanitaires à moins de 50 mètres des habitations.

(AFP)

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