Un ouvrage pour appréhender les conséquences de l'intelligence artificielle sur l'éducation

Publié le 29/03/2026 - 17:30
Mis à jour le 27/03/2026 - 11:09

Yvon Bordet, linguiste et chercheur associé au Centre Tesnière- CRIT de l’Université Marie et Louis Pasteur (Besançon) a publié le 20 février 2026 l’ouvrage : Le Logos avec les robots – Retour aux fondamentaux de la linguistique appliquée à la littérature appliquée, aux Éditions La Valsainte. Il nous en parle…

Yvon Bordet © DR
Yvon Bordet © DR

maCommune.info : Pourquoi avoir choisi d’écrire à propos de la linguistique et de l’intelligence artificielle ?

Yvon Bordet : "Parce que j’ai travaillé toute ma vie à la fois comme enseignant (France, Suisse, États-Unis) et comme chercheur en linguistique et en traitement automatique des langues à l’Université Marie et Louis Pasteur (CRIT). J’ai donc contribué, avec mes publications et mes participations à des congrès internationaux, à construire les outils qui sont aujourd’hui au cœur de l’IA — et je mesure désormais leurs conséquences sur l’éducation".

mC : Quels sont les points phares de votre ouvrage ?

Yvon Bordet : "Je distingue deux usages du langage :

  • Un langage fonctionnel, maîtrisé par les machines, et un langage de formation, porté par la littérature.
  • Mon travail montre que des textes exigeants sont accessibles très tôt (dès 6 ans/A1) et que leur apprentissage par la mémoire est décisif pour former le discernement".

mC : L’IA tire-t-elle les élèves vers le haut ou le bas ?

Yvon Bordet : "Ni l’un ni l’autre : elle révèle nos choix éducatifs. Si l’école s’aligne sur un langage simplifié, elle accélère l’appauvrissement. Si elle maintient une exigence linguistique et culturelle, elle permet au contraire de dépasser la machine".

mC : Quels sont les enjeux éducatifs et culturels de l’IA ?

Yvon Bordet : "L’enjeu est simple : former des esprits capables de juger, pas seulement d’exécuter. Les machines traitent l’information ; l’école doit former le discernement — et cela commence dès l’enfance, par la mémoire, la langue et la littérature (…) Si l’on n’enseigne pas les Fables de La Fontaine dès l’âge de six ans, elles deviennent en grande partie incompréhensibles à quatorze. Autrement dit : ce que l’on n’apprend pas tôt, on ne l’apprend plus".

Culture

Du découpage de citrouilles au Bal des Fous : la Citadelle de Besançon célèbre Halloween

Les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l'occasion d'Halloween, la Citadelle de Besançon propose un week-end d'animations consacrées aux frissons, accessible en famille ou entre amis. Les visiteurs pourront participer à des escape games, jeux et spectacles, accessibles tous les publics. Le samedi soir, le monument ouvrira ses portes à la tombée de la nuit pour un spectacle de feu et une soirée à l'ambiance particulièrement effrayante.

Pint of Science à Besançon en 2027 : parler sciences (facilement) avec des chercheurs dans des bars…

Du 10 au 12 mai 2027, le festival Pint of Science se tiendra à Besançon, comme dans 59 autres villes françaises. Pour cette 14e édition, l’événement invite le public à rencontrer des chercheurs dans les bars, afin de découvrir leurs travaux et d’échanger autour des sciences dans un cadre convivial.

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

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