"Créé en 1985 par mon père, qui continue aujourd'hui d'exercer son activité malgré son départ en retraite, ce commerce indépendant a subi près de 18.000 € de dommages matériels et de marchandises volées, selon les premières estimations", déplore Théo Sanchez qui précise que depuis sa réouverture mercredi, son activité accuse également une "baisse d'environ 60 %".
Au-delà de ces chiffres, c'est avant tout l'histoire d'un commerçant bisontin qui a consacré plus de quarante années à son magasin et qui se retrouve aujourd'hui confronté aux conséquences de violences auxquelles il est totalement étranger dont s’insurge son fils.
La remise en état des vitrines prendra du temps, tandis que l'incertitude concernant les indemnisations complique la reprise normale de l'activité. "À ce stade, l'assureur a annoncé une prise en charge maximale de 6 500 € pour les vitrines, un montant inférieur de plus de 5 000 € au premier devis reçu. Les modalités définitives d'indemnisation restent à préciser", nous est-il indiqué.
"Voir mes vitrines détruites et mes marchandises pillées, c'est difficile à accepter. On peut ne pas aimer un commerce ou ce qu'il vend, mais cela ne donne à personne le droit de le détruire", indique Andres Sanchez.
Enfin, le gérant appelle à une vigilance particulière des pouvoirs publics afin d'éviter que les commerçants victimes de ces violences ne soient à nouveau exposés lors des prochains rassemblements. Il tient enfin à remercier les personnes qui lui ont apporté leur soutien depuis les événements.


