L’ouvrage aborde la prématurité du point de vue paternel, un angle rarement développé dans les témoignages sur la naissance. L’auteur y décrit le sentiment d’impuissance face à un événement qui échappe au contrôle des parents, ainsi que les relations avec l’équipe médicale et le soutien familial. Il s’agit d’un ”récit poignant et intime d’un père confronté à la prématurité de son fils”, qui vise également à ”sensibiliser un public plus large aux défis des naissances prématurées”.
L’annonce médicale : un moment charnière
Au fil du récit, l’auteur retranscrit les échanges avec les soignants lors de l’hospitalisation de son fils, Lyam, né très prématurément, à 24 semaines de grossesse, en 2022. Dans l’un des passages, il décrit la première rencontre avec l’équipe médicale, composée d’un médecin et de deux infirmières.
”Bonjour. Je me présente, je suis le docteur X, et c’est moi qui vais superviser Lyam pendant son séjour ici.”, annonce le médecin lors de cet entretien initial.
Le praticien expose rapidement la situation médicale de l’enfant : ”Tout d’abord, votre enfant pèse 750 grammes, ce qui est plutôt bien, mais comme nous le craignions, ses poumons ne sont pas terminés. C’est la raison pour laquelle nous l’avons mis sous respirateur, et en plus, nous lui diffusons du NO, ce qui devrait permettre le développement de ses voies respiratoires.”
Malgré la gravité de la situation, certains éléments sont présentés comme encourageants : ”Il est plutôt vif, ce qui est une bonne chose aussi.”
Une hospitalisation longue et incertaine
Le dialogue met également en évidence la durée et l’incertitude du protocole de soins. À la question des parents sur la suite de la prise en charge, le médecin répond : ”Nous devons attendre ! Vous devez savoir que ce protocole de soins est très long, vous pouvez d’ores et déjà considérer que vous êtes ici jusqu’au terme théorique de la grossesse.”
Les parents indiquent que la naissance était prévue pour mars. ”Donc vous êtes là jusqu’en mars minimum, après ça dépendra de son évolution.”, poursuit le médecin.
Le personnel soignant évoque aussi les limites médicales possibles dans ce type de situation : ”Comme on vous l’a déjà dit, dans le cas où on constaterait que votre enfant ne serait pas réceptif aux traitements ou que la situation se dégraderait, nous ne pratiquerions pas d’acharnement thérapeutique.”
Face à l’inquiétude des parents, le médecin précise : ”Ça signifie que nous ne forcerons pas la réanimation en cas de besoin.”
L’auteur décrit alors la réaction du couple : ”Nous accusons le coup tout en sachant que nous avions déjà entendu ce discours, mais nous ne sommes toujours pas prêts à l’entendre et encore moins à l’accepter.”
Lyam est décédé un mois plus tard.
Un témoignage destiné aux familles concernées
La quatrième de couverture présente le livre comme une réflexion sur la parentalité confrontée à l’imprévu. ”Devenir parent, c’est vivre des instants de joie, mais aussi traverser des épreuves inattendues.” Le récit raconte ”l’histoire d’un enfant né prématurément et de sa famille, confrontée à un combat pour la vie qui bouleverse leur existence.” L’ouvrage met en avant les liens familiaux et l’accompagnement mutuel face à l’épreuve.
Présenté comme ”un témoignage sincère sur les défis de la prématurité”, Mon fils sa bataille entend également apporter ”réconfort à ceux qui vivent des situations similaires.”



