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Vesoul : réclusion à perpétuité requise contre "le tueur à la hache"

Palais de justice de Vesoul © Prosopee CC - cliquez sur l'image pour agrandir

Le procureur de la cour d'assises de Vesoul, où est jugé depuis lundi Mohamed Faleh, 70 ans, surnommé "le tueur à la hache" et déjà condamné deux fois à la perpétuité, a requis jeudi contre lui la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un patron de bar à Sochaux en 1998.

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"La loi est dure mais elle doit être appliquée", a déclaré l'avocat général, Swen Morel, soulignant que la victime était "tombée dans un guet-apens" et dénonçant un acte "atroce", "un acharnement de cruauté". S'adressant aux jurés, il a lancé : "Vous avez dans ce dossier une victime qui a été massacrée, à qui on a voulu enlever la tête".

Rappel des faits

Faleh, ancien ouvrier des usines Peugeot, né au Maroc, est accusé d'avoir sauvagement assassiné le patron du bar du Commerce à Sochaux, Mohamed Sellami, 66 ans, dont il savait qu'il avait de l'argent au moment des faits, selon Me Thierry Moser, un des avocats de la famille de la victime, qui s'est portée partie civile.

Le 17 novembre 1998, le corps de M. Sellami avait été trouvé dans un parking de Belfort. Plusieurs coups de hache lui avaient été portés à la tête. L'agresseur avait tenté de le décapiter. Selon l'accusation, le septuagénaire, alors domicilié au-dessus du bar du Commerce où il louait une chambre à M. Sellami, l'aurait conduit, à bord d'un véhicule emprunté à un ami, pour le tuer et le dépouiller dans un parking de Belfort.

M. Faleh a déjà été condamné à deux reprises à la perpétuité

Les avocats de la partie civile, Mes Moser et Sandrine Arnaud, ont reconstitué minutieusement le mode opératoire de l'accusé. La cour doit condamner Faleh "en raison de la multiplicité des indices de culpabilité" contre lui, ont-ils dit. Ils ont relevé "des similitudes plus que troublantes" avec des affaires
précédentes pour lesquelles Mohamed Faleh avait déjà été condamné à deux reprises à la perpétuité. L'accusé avait été reconnu coupable en 2003 à Dijon et 2004 à Besançon, pour un meurtre et une tentative de meurtre commis respectivement en février et mars 1999. De son côté, l'avocate de la défense, Me Catherine Bertholde, a estimé que les divers témoins cités au cours du procès étaient des "témoins haineux" à l'égard de son client.

Concernant le mutisme de Faleh, peu bavard à la barre, elle a déclaré : "Arrêtons de penser que quand on est innocent, on doit hurler son innocence!". "C'est un dossier fait d'incertitudes, de doutes, dont on a voulu faire croire qu'il était fait de certitudes", a-t-elle plaidé. Elle a en outre demandé aux jurés de "bien se poser la question" de l'heure du crime, commis avant minuit, "sujette à caution", selon elle. "Il a une tête qui ne vous revient pas, il a un passif, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut le condamner à la réclusion", a-t-elle dit. Le verdict est attendu jeudi en fin de journée.

(Source : AFP)
Alexane

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