"De la terre dans la bouche", le nouveau roman à suspense de la Franc-Comtoise Estelle Tharreau

Publié le 11/01/2018 - 08:30
Mis à jour le 12/01/2018 - 08:44

Entre roman historique, fiction et thriller, le nouveau roman de la Nancréenne Estelle Tharreau sort ce 18 janvier 2018 son troisième roman intitulé « De la terre dans la bouche ». Après « Orages » publié en 2016 aux Editions Taurnada puis « L’impasse » en 2017,  elle nous en parle de sa prochaine publication…


maCommune.info : Vous êtes de Nancray, est-ce que la Franche-Comté vous inspire pour vos romans ?

Estelle Tharreau : "La Franche-Comté a inspiré l’intégralité de mon premier roman que l’on pourrait situer sur Le Plateau, entre Saône et Nancray. Le musée des Maisons Comtoises a d’ailleurs été une véritable révélation. Cependant, tous mes livres ne se situent pas dans la région. "L’Impasse" s’inspire du bassin minier Montceau-Le Creusot. Quant à mon dernier roman, les lecteurs pourraient, en effet, voir certaines similitudes avec les villages comtois frontaliers de la Suisse. Cependant, tous les lieux décrits dans mes ouvrages sont imaginaires".

mC : Comment vous est venue l'idée de votre nouveau roman "De la terre dans la bouche" ?

Estelle Tharreau : "Comme bien souvent, l’idée est venue d’une thématique qui me tenait à cœur. Dans le cas présent, les anonymes pendant la Seconde Guerre mondiale et le regard que nous portons sur eux avec notre mentalité et nos valeurs en cette fin des années 2010.

En regardant les documentaires de cette époque, j’ai constamment été marquée par tous ces visages inconnus, éclipsés par les grandes figures de cette période. Ces vies broyées en si grand nombre qu’on en oublie souvent l’être de chair et de sang qui avait une vie, des projets, des qualités et des failles. J’ai donc voulu imaginer la vie de certains d’entre eux. Des destinées que je fais découvrir à travers les yeux d’une jeune femme en 1986".

mC : Quelle est l'histoire ? 

Estelle Tharreau : "En 1986, à la mort de sa grand-mère, Elsa reçoit en héritage une vieille photo au message troublant ainsi qu’une maison perdue au milieu des bois, à Mont-Éloi, lieu dont sa famille est originaire, mais dont personne n’a jamais parlé. Une demeure située à deux pas d’un village martyr où furent massacrées deux familles de résistants suite à la trahison d’un membre du réseau de passeurs du village.

Son arrivée provoque la résurgence de vieilles rancœurs et de non-dits hérités de la Seconde Guerre mondiale. Lorsque les recherches d’Elsa sur le passé trouble de sa grand-mère menacent la paix du village, l’ancien chef de la résistance dans la région, impose la loi du silence aux autres protagonistes de cette période. Tandis qu’un inconnu, tapi dans la forêt, observe Elsa et lui laisse d’énigmatiques cocottes en papier, le sang recommence à couler à Mont-Éloi.

À travers l’intrigue et les personnages de ce roman, sont mis en lumière le quotidien des anonymes tout comme la difficulté et l’ambiguïté de certains choix dans ces périodes de troubles et de violence".

Infos + 

  • "De la terre dans la bouche", un suspense / thriller disponible le 18 janvier 2018 aux éditions Taurnada, dans toutes les librairies, et sur les sites internet de vente en ligne (format papier à 9,99 € / numérique à 4,99 €).
  • La 4e de couverture du roman : Les vieux de Mont-Éloi savent pourquoi ils s'aiment ou se détestent, même si les autres l'ignorent. La seule histoire à laquelle il faut croire est celle qu'ils ont écrite au musée de la Chênaie. Elsa refusera cette vérité lorsque sa grand-mère lui léguera une maison perdue dans la forêt, à deux pas d'un village martyr. Guerre. Occupation. Épuration. Quarante années ne seront jamais suffisantes pour oublier et chasser les fantômes du passé !
  • La bande-annonce du roman disponible sur YouTube :
  • Un extrait en ligne ici :

Culture

“Des étincelles” : le parcours hors norme d’Henri Traforetti, sous la plume de Michèle Tatu

VIDÉO • À Besançon, Michèle Tatu, journaliste et critique de cinéma, et Henri Traforetti, ancien ouvrier devenu peintre, publient Des étincelles aux éditions de l’Oeil publié en mars 2026. Ce livre retrace un parcours singulier, entre luttes sociales, aventure cinématographique avec le groupe Medvedkine et expression artistique. Une plongée sensible dans une trajectoire de vie marquée par l’engagement. Entretien.

Un hommage aux Tsiganes déportés lors de la Seconde Guerre mondiale dimanche à Besançon

Dans le cadre de la journée nationale du souvenir des héros et des victimes de la déportation, le musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon rend hommage au destin des Tsiganes avec une commémoration artistique et historique le dimanche 26 avril 2026.

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.46
partiellement nuageux
le 26/04 à 00h00
Vent
1.68 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
82 %

Sondage