Vingt migrants dont deux nourrissons vivent sur un camp de fortune à Granvelle

Publié le 11/04/2017 - 17:02
Mis à jour le 13/04/2017 - 09:05

Depuis plusieurs jours des migrants se sont installés place Granvelle à Besançon pour « fuir leur pays et la guerre ». Nous les avons rencontrés ce mardi 11 avril 2017 pour savoir d’où ils viennent, pourquoi ont-ils fui leur pays d’origine et leur objectif.

Vingt migrants sont arrivés à Besançon depuis plusieurs jours. L'une des personnes nous précise qu'elle est dans le kiosque de Granvelle "depuis sept jours" . L' installation de fortune est constituée de quelques tentes et de matelas.

Dix adultes et dix enfants occupent les lieux dont deux nourrissons. "L'un d'eux présenterait des douleurs à l'abdomen", selon un migrant. En tout, quatre familles sont réunies : une d'Albanie (présente depuis sept jours), une de Serbie (présente depuis sept jours) et deux de Bosnie (présentes depuis deux jours). "Il n'y a plus de travail en Bosnie" nous précise une mère de famille. Les métiers d'origine de ces migrants vont du maçon à l'analyste de laboratoire.

Des tensions encore vives en Bosnie

"Nous fuyons la guerre et vennont pour la démocratie" s'explique un migrant bosniaque dans un anglais approximatif. Les tensions, au niveau politique, sont encore présente en Bosnie-Herzégovine : "En février 2017, les tensions entre Bosno-serbes et Bosniaques ont été ravivées par le souhait de ces derniers de déposer un recours en révision devant la Cour internationale de justice s’agissant du jugement rendu en 2007 sur la responsabilité de la Serbie pour génocide. Les Bosno-serbes dénoncent cette décision, estimant que M. Izetbegovic l’a prise hors du cadre des institutions centrales" explique le ministère.

Des migrants dans l'attente

Ils n'ont encore "pas eu d'aide de la Pada" (plate-forme d'accueil pour les demandeurs d'asile), ont-ils expliqué, "ni pour le logement, ni pour manger". "Des épiceries sociales auraient déjà été alertées et les familles seraient également enregistrées", selon nos sources. Une commission au niveau du conseil départementale pour "un public sans ressources" doit avoir lieu pour un éventuel relogement. 

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