Sur place, les agents ont remarqué un individu, au teint blafard, qui remontait dans un véhicule et quittait les lieux à vive allure. Ils ont alors procédé à son contrôle. Il s’est avéré que le permis de conduire de l’homme de 45 ans faisait l’objet d’une suspension au système national des permis de conduire (SNPC). Les policiers ont également relevé la présence de matériel destiné à la consommation de stupéfiants dans le vide-poches côté conducteur.
Invité à remettre les produits qu’il détenait, l’individu leur a remis 15,6 g de cocaïne et 1,6 g d’héroïne, précisant qu’il s’agissait de "sa consommation mensuelle". Il s’est par ailleurs révélé positif au dépistage de stupéfiants.
Une perquisition à son domicile
Lors de la perquisition à son domicile, les policiers ont découvert deux hommes (32 ans) et une femme (19 ans). L’un des deux hommes a été identifié comme étant le frère du mis en cause ; le second était en train de consommer des stupéfiants.
6,2 g de cocaïne, 22 g d’héroïne ainsi que 110 euros en numéraire ont été retrouvés sur la femme. Une enveloppe contenant 150 euros en espèces a également été retrouvée sur la table basse. Les trois individus ont été interpellés et placés en garde à vue.
Lors de son audition, le conducteur a reconnu se livrer à un trafic de stupéfiants, expliquant agir afin de "compenser une baisse de revenus consécutive à un accident". Il a précisé exercer cette activité depuis le jeudi précédent, à hauteur d’environ 150 euros par jour, via le réseau "Signal". Il a indiqué être consommateur régulier et a reconnu l’ensemble des faits. Lors de son audition, la femme a déclaré ne consommer aucun stupéfiant et indiqué être venue récupérer une somme de 20 euros qu’elle avait prêtée. Elle a précisé que les 110 euros en sa possession correspondaient à de l’argent de poche versé par ses parents. L’exploitation de son téléphone a permis de corroborer ses déclarations.
Enfin, le consommateur interpellé dans le logement a déclaré n’avoir aucun lien avec le trafic. Il a expliqué être hébergé chez le principal mis en cause depuis deux jours, sans que ce dernier ne soit son fournisseur.
Les trois personnes seront présentées devant le parquet de Besançon au mois de décembre 2026.


