Les lieutenants de louveterie peuvent être mobilisés par le préfet pour défendre les troupeaux contre la prédation du loup, en mettant en œuvre des tirs de défense encadrés de manière stricte au plan juridique.
Leur mobilisation représente, chaque année depuis 2022, quelques centaines d’heures d’interventions nocturnes à proximité des lots d’animaux vulnérables dans le Haut Doubs. Chacune de ces interventions est conduite par deux louvetiers préalablement formés.
Les récentes évolutions réglementaires, liées à la modification du statut du loup au niveau international et national, sont venues préciser les modalités de mise en œuvre des tirs dérogatoires de l’espèce en vue de la protection des troupeaux, renforçant notamment le niveau d’exigence en matière de sécurité des tirs.
Un renforcement des formations
La préfète coordonnatrice du Plan National d’Actions « loup et activités d’élevage » a donc souhaité renforcer la formation des lieutenants de louveterie, par la mise en place d’une formation qualifiante dispensée par des agents spécialisés de l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Les lieutenants de louveterie du Doubs suivront cette formation qualifiante le mercredi 15 avril 2026, à la carrière de Pessans. "Cette formation a pour objectifs la connaissance de la biologie du loup, la maîtrise et l’application de la réglementation, et la manipulation des armes en toute sécurité. À l’issue, les lieutenants de louveterie qui auront validé cette formation seront habilités par le préfet de département pour participer aux futures interventions de défense nocturne des troupeaux domestiques, dans un cadre sécurisé", explique la préfecture du Doubs.


