"Il n'y a plus de problèmes depuis quatre ans" sur le moteur Pure Tech, a affirmé M. Favey, directeur de la marque Peugeot, lors d'une rencontre avec la presse sur le site ultrasécurisé de Belchamp près de Montbéliard, où sont réalisés les essais des futurs modèles du groupe Stellantis.
Depuis 2014, Peugeot a commercialisé en Europe plus de 5 millions d'exemplaires du Pure Tech, présenté à sa sortie comme une innovation, mais dont les versions 1.0 et 1.2 ont rencontré des problèmes de dégradation de la courroie et de surconsommation d'huile. Les délais de remontée des problèmes, de diagnostic et d'identification des solutions à apporter ont pu susciter de l'incompréhension auprès des clients, reconnait Peugeot.
70% de nouveaux composants
Cependant, le dimensionnement de la courroie a été revu et des modifications techniques ont été apportées pour ramener la consommation d'huile dans la norme, a détaillé Vincent Jaquier, motoriste, directeur de projet Turbo 100.
La campagne de rappel a porté à ce jour sur 1,3 million de clients, mais Peugeot se refuse à préciser, sur ce volume, combien de moteurs ont effectivement présenté des problèmes de fiabilité.
Le Turbo 100, sur lequel la marque mise désormais, comprend 70% de nouveaux composants par rapport au Pure Tech. Fabriqué à Treméry (Moselle, France), Tychy (Pologne) et Szengottard (Hongrie), il équipe déjà le Rifter et le 208 (depuis ce mois de mars) et arrivera sur le 2008 en mai.
Nouveau moteur garanti 8 ans
Dans ce nouveau moteur garanti huit ans, ou 160.000 kilomètres, la courroie de transmission est remplacée par une chaîne de distribution annoncée comme étant silencieuse et ne nécessitant aucun remplacement et aucun entretien.
Surtout, les ingénieurs de Peugeot ont tiré les leçons de l'expérience du Pure Tech, capable de résister à des kilométrages très élevés, mais avec des fragilités sur la succession de petits parcours répétés de trois kilomètres.
(AFP)


