Portrait d’un véritable globe-trotteur
Âgé de 26 ans et originaire de Saint-Vit, Maxime Ravet est diplômé d’une licence STAPS. Au cours de ses études et de ses expériences en EHPAD, en IME, en foyers de vie puis comme coordinateur d’un Groupe d’Entraide Mutuelle (GEM), il s’est fortement engagé auprès de personnes en situation de handicap ou de fragilité psychique. Ces expériences de terrain lui ont permis de comprendre concrètement l’importance du lien humain et de l’attention bienveillante portée à chacun, quelle que soit sa situation.
Son parcours est également marqué par le sport, ayant pratiqué du handball, du judo, du football, de l’athlétisme, de la natation ou encore de la lutte, sport dans lequel il a remporté le titre de champion de Franche-Comté chez les jeunes. “Cette pratique sportive variée m’a non seulement préparé physiquement aux défis d’un tour du monde à vélo, mais elle m’a surtout transmis des valeurs essentielles : le dépassement de soi, la discipline ou encore l’effort dans la durée”, explique le jeune homme.
Une irrésistible soif d'aventure
“J’avais 12 ans lorsque j’ai tracé mon premier itinéraire autour du monde.” Plus qu’un rêve d’enfant, cette envie d’aventure a guidé toute l’adolescence de Maxime Ravet. Après des années de préparation, c'est à 26 ans que son projet s’apprête à devenir réalité.
“Waypoint est avant tout une aventure humaine et culturelle, vécue seul mais jamais isolé.” Chaque nuit, le jeune aventurier dormira au plus près des gens, chez l'habitant, sous une tente ou parfois en camping sous les étoiles. Ce qui l'a poussé à partir ? L'envie simple et profonde de découvrir le monde tel qu'il est vraiment, d'aller à la rencontre des gens, de leurs cultures et de leurs façons de vivre. L'objectif est de n’oublier aucune culture, de ne laisser aucun peuple de côté et de créer un panorama aussi complet que possible de l’humanité dans toute sa diversité.
Un projet humain
Maxime Ravet explique que ce sont les humains qui donnent vie à ce projet : les rencontres seront les moteurs de ce voyage et lui donneront tout son sens. Selon lui, les vrais "waypoints" ne sont pas seulement géographiques, une rencontre inattendue peut également changer la direction d’un voyage. “Il y a aussi les waypoints invisibles, ceux qui marquent une progression intérieure, ceux qui transforment la difficulté en apprentissage. Une Waypoint n’est jamais une destination finale. C’est toujours un point entre deux horizons. Et c’est précisément l’esprit de cette aventure : le voyage compte plus que la destination.”
Chaque étape a alors été mûrement réfléchie en fonction de la météo, mais surtout pour traverser un maximum de pays accessibles en toute sécurité.

Une leçon vivante
“C’est dans cette vie simple que naissent les vraies rencontres, celles qui montrent toute la richesse et la générosité des gens, loin des routes touristiques habituelles. Et si ces rencontres m’inspirent chaque jour, j’espère qu’elles inspireront aussi les élèves de l’école primaire de Dannemarie-sur-Crète, avec qui je garderai contact tout au long du voyage.”
En effet, au-delà du défi sportif, le voyageur a souhaité donner une dimension pédagogique à son tour du monde. En partenariat avec l’école primaire de Dannemarie-sur-Crète, il partagera régulièrement avec les élèves ses découvertes, ses rencontres et son quotidien à travers des photos, des anecdotes et des échanges. Les enfants suivront ainsi son itinéraire, réaliseront un carnet de voyage collectif et participeront à différents projets culturels inspirés des pays traversés. Une mascotte décorée par les classes l’accompagnera également aux quatre coins du monde.
Avec ce projet, Maxime Ravet tient à montrer aux élèves que les rêves sont sans limites, que le courage grandit par l’exemple et que l’impossible est simplement un appel à oser. Il souhaite également transformer son périple “en une véritable leçon vivante”. Lorsque l'occasion se présentera, les élèves de Dannemarie-sur-Crète se connecteront, en visioconférence, avec des enfants d’autres écoles du monde, créant une véritable rencontre humaine au-delà des frontières.
Un voyage à vélo
Pour se préparer à cette aventure, le voyageur explique avoir multiplié les kilomètres à vélo : très jeune déjà, le vélo était pour lui un moyen d’explorer, de rencontrer et de comprendre le monde autrement. À 18 ans, il a réalisé son premier véritable défi : relier Besançon à la frontière espagnole, seul, sans argent et à vélo. Il a d’ailleurs partagé cette aventure sur sa chaîne YouTube. Chacun de ses voyages a nourri sa curiosité et a renforcé sa conviction que la rencontre avec l’autre est l’une des plus belles richesses de l’existence : "Ces expériences m’ont donné le goût de l’immersion authentique plutôt que du tourisme de surface”, témoigne t-il.
Puis, si Maxime Ravet a choisi le vélo comme moyen de locomotion, ce n’est pas par hasard : il favorise les rencontres et les échanges spontanés avec les habitants. Il offre également une grande liberté de déplacement tout en s’inscrivant dans une démarche de voyage respectueuse de l’environnement. Facile à réparer et capable d’emprunter des chemins inaccessibles aux voitures, le vélo incarne aussi des valeurs d’effort, de persévérance et d’humilité. “J’aime profondément ce moyen de locomotion avec lequel j’ai déjà de l’expérience et une connexion intime. Le vélo sera bien plus qu’un simple outil : il sera mon allié et mon complice dans cette traversée du monde”, résume t-il.

Pour ce voyage, tout le matériel a été optimisé afin de réduire au maximum le poids transporté. Le 20 juillet, c’est avec un vélo équipé de deux sacoches à l’arrière et de deux à l’avant qu’il prendra la route. L’équipement comprendra une tente, un sac de couchage et un réchaud ainsi qu’un filtre à eau, des médicaments contre le paludisme et le matériel de survie indispensable.
Donner un sens à sa vie
Sa soif de découverte et son goût pour l’aventure ont déjà conduit Maxime à explorer de nombreux pays à travers l’Europe ainsi que des territoires insulaires, lui offrant, à chaque fois, une découverte des cultures, des paysages et des modes de vie différents. Aujourd’hui, il perçoit ce périple comme l’occasion de donner du sens à sa vie : “Je veux partir maintenant, profiter de ma santé et de cette période de ma vie pour vivre pleinement cette aventure. C’est le bon moment pour me lancer dans ce projet qui m’habite depuis si longtemps. Ma curiosité est sans limite. Je veux tout voir, tout comprendre, tout ressentir. Les monuments et leur histoire, les ruelles secrètes des villes anciennes, les paysages grandioses comme les plus discrets, les expériences insolites que le grand public ne côtoie jamais.”
Infos +
Tout au long de son périple, Maxime Ravet partagera ses aventures sur ses réseaux sociaux :
- Facebook : ravet.maxime10
- Instagram : @maxime.ravet10
- Tiktok : @maxime.ravet10


