Payée par les touristes, perçue par les hébergeurs pour être ensuite reversée à la collectivité, la taxe de séjour a été instaurée en 2017 par Grand Besançon Métropole (GBM) qui en fixe le tarif chaque année. Toutes les communes de Grand Besançon transfèrent donc le montant de leur taxe de séjour à GBM à l’exception de Geneuille, École-Valentin et Marchaux-Chaudefontaine.
La dernière révision des tarifs de la taxe date de juin 2023, elle n’a pas été modifiée depuis. Mais, sur suggestion de Patric Ayache, elle le sera dès le prochain conseil communautaire prévu ce jeudi à Besançon.
Le futur dispositif qui sera soumis au vote du conseil prévoit ainsi les augmentations suivantes :
- Hôtels et meublés 4 et 5 étoiles : 2,30€ au lieu de 2€.
- Hôtels et meublés de 3 étoiles : 1,60€ au lieu de 1,50€
- Hôtels et meubles 2 étoiles et villages de vacances : 1€ au lieu de 0,90€.
À titre de comparaison, pour des villes de même strate que Besançon, Patric Ayache a rappelé que la taxe de séjour pour les hôtels 4 et 5 étoiles s’élève à : 3,60€ pour Dijon, 3,30€ pour le Grand Châlon, 3€ pour le Grand Belfort, 2€ pour Pays de Montbéliard Agglomération, 2,19€ pour Mulhouse et 3,60€ à Orléans.
À savoir que Grand Besançon Métropole compte sur son territoire :
- 5 étoiles : 1 meublé (particulier)
- 4 étoiles : 4 hôtels et 8 meublés. "Ce qui est peu", a souligné Patrick Ayache.
- 3 étoiles : 16 hôtels, 3 résidences et 23 meublés.
- 2 étoiles : 4 hôtels et 12 meubles.
- Non classé (0 étoile) : 7 hôtels, 1 résidence et 282 meublés.
Ces chiffres ne prennent pas en compte "tous les Airbnb non déclarés", a précisé Patric Ayache. Ce qui laisse supposer qu’il y a en réalité beaucoup plus de logements que cela.
40.000 € de recette supplémentaire
La taxe de séjour permet aux collectivités locales de disposer de ressources complémentaires pour développer l’offre touristiques sur leurs territoires. Patrick Ayache a listé quelques-unes de ces dépenses comme les travaux d’aménagement des campings (exemple récent de Chalezeule), le fond d’aide à l’hébergement ou encore le fond d’aide au congrès, c’est-à-dire, "le soutien à notre office de Tourisme" qui perçoit ainsi chaque année 510.000€.
Au total, chaque année GBM perçoit en moyenne 800.000€ de taxe de séjour (dont 510.000€ pour l’office du Tourisme). En cas de vote favorable du conseil communautaire pour cette hausse de tarification, celle-ci pourrait représenter, à offre constante, un gain de 40.000€ pour la collectivité.


